De forts contingents de morons
Qu’ont en commun David Whissel, Julie Boulay et Sam Hamad ?
Oui, ils sont membres du cabinet Charest. Bonne réponse. Mais ce n’est pas tout.
Ils ont aussi pour caractéristique commune de ne faire parler d’eux que pour les mauvaises raisons. Le premier passe pour un gros malappris à chaque fois qu’il ouvre la bouche, la deuxième a toujours l’air dépassée par les événements à chaque fois qu’il se passe quelque chose dans son ministère et le dernier est reconnu comme un imbécile heureux ou, comme le dirait ceux qui le défendent encore : « Y’est fin Sam… »
Mais, ce n’est pas tout. Bon, je vous donne la réponse : ils sont aussi trois des six députés que les libéraux ont réussis à faire élire en dehors de la région métropolitaine de Montréal, des Cantons de l’Est et de l’Outaouais. Et, en fait, leur présence au sein du cabinet ne s’explique que par cet état de fait.
Ce qui nous amène à la conclusion suivante. La députation adéquiste a attiré beaucoup l’attention depuis bientôt 18 mois de par le fort contingent d’incompétents qu’elle contient. Attention, il y en a des solides à l’ADQ. Proulx est peut-être dépassé par ses adversaires, mais ce n’est pas un idiot. Caire sait se faire remarquer pour ses interventions habiles et bien ciblées. Merlini surprend, ne se met jamais les pieds dans les plats. Mais bon, les frasques des Francoeur, Deschamps, Taillon, Gosselin, Dorion et etcetera sont trop grosses pour laisser beaucoup de temps d’antenne aux bons coups.
Ceci étant dit, force est d’admettre que la délégation libérale n’est pas vraiment plus forte que celle de l’ADQ, que l’on regarde dans le cabinet ou dans le caucus.
Sérieusement, quand vous voyez l’adéquiste Catherine Morissette interroger la ministre de l’immigration Yolande James, avez vous vraiment l’impression que c’est celle qui répond aux questions qui connaît le mieux le dossier ?
En toute bonne foi, sentez vous vraiment que Christine St-Pierre est plus à l’aise dans son rôle de ministre que ne le sont Pierre Curzi et François Benjamin dans leur rôle de critique ?
Soyons sérieux ! Marguerite Blais, Monique Gagnon-Tremblay, Line Beauchamp, Laurent Lessard, Whissel, Hamad, Boulay, St-Pierre, James constituent-ils vraiment le genre de corps d’élite de leadership et de gestionnaire que nous attendons pour nous servir de Conseil des ministres ? Permettez moi d’en douter… Mais on ne parle pas encore des autres gênants qui font partie du caucus : Emmanuel Dubourg, Henri-François Gautrin, Lucie Charlebois, Charlotte L’Ecuyer, François Ouimet, Tony Tomassi : il n’y a pas à dire, quand les libéraux se décident à ramasser un comté, ils peuvent se montrer aussi peu regardant qu’un organisateur adéquiste.
Pourtant, il y en a des solides au PLQ. Pierre Arcand, Nicole Ménard, Guy Ouellet, Geoff Kelley, Pierre Marsand, Lyne Thériault, Alain Paquet, Fatima Houda-Pépin (Seigneur des libéraux, nommez cette Sainte-femme !). Mais, que voulez vous ! C’est Jean Charest qui compose son Conseil des ministres ! Et il est bien pris pour composer avec le fait suivant, c’est que ce n’est pas dans les comtés francophones, qu’il faut gagner pour aller chercher des victoires électorales, que les libéraux font élire leurs vedettes.
C’est ce qui me fait conclure que, ce qui distingue le PLQ de l’ADQ, ce n’est pas tant la qualité de leur équipe électorale, mais surtout l’expérience et le contrôle de leurs communicateurs. Un peu comme chez les conservateurs, en somme. Mais bon, comme nous l’a appris l’expérience des dernières semaines, on est jamais trop loin de la catastrophe quand on dirige de cette façon…
Et pour ce qui est du PQ, trouvez-moi le, le député qui, outre Irvin Pelletier et sa ligne sur Vincent Lacroix, a fait honte à son parti depuis les dernières élections comme les libéraux et les adéquistes ont pu être mal pris avec certains de leur élus depuis mars dernier.
36 députés chez nous, 41 à l’ADQ et 46 au PLQ : il n’y a pas à dire, le nombre d’incompétents par capita est de loins le moins élevé chez les péquistes ! Vous me répondez que, en tant que troisième parti, ils n’ont pas autant de temps de glace que leurs adversaires ? Reportez le même calcul sur l’influence médiatique et vous verrez clairement qu’il n’en est rien.
Il n'y pas à dire. La députation péquiste manque désespérément de francs-tireurs capables de constituer un "rat pack" capable d'embarasser le gouvernement, comme savaient si bien le faire Jean-Marc Fournier, Pierre Paradis et Jacques Dupuis avec autant de mauvaise foi qu'il fallait pour y arriver. Ceci dit, cela ne change rien aux faits et à la prédiction suivante que je m'apprête à vous livrer ici-même : les députés du PQ savent tenir leur rôle et c'est pourquoi aucun d'entre eux ne sera battus lors de la prochaine élection générale.







