Mal de blogues…
On s’est embourgeoisé ou quoi ?
Non mais, je nous regarde et je ne nous reconnais plus !
Avant, c’était un feu roulant : Tetoine, Cpt Virgil, UHEC, Renart, les blogues souverains et etc… ; on était en feu, on refondait le monde !
Et puis plus rien… ou plus grand chose, pour être plus exacte.
Que s’est-il passé ?
C’est arrivé après qu’on ait eu la peau d’Élodie Gagnon-Martin (alias, secrétaire masculin d’un député adéquiste). Je suis convaincu que si quelqu’un étudiait la fréquence de nos billets entre ce moment et les semaines qui suivent, la chute qui suit cet événement, pourtant glorieux, serait drastique. Comme si on avait perdu notre ennemi suprême, celle qui nous met en crisse à chaque jour, par sa malhonnêteté intellectuelle. David G. nous envoie un graphique mal fait, David C. nous poste une image moronne : non mais, on s’en câlisses-tu ? On le sait que personne va y croire. Mais Pierre Morin qui nous envoie un de ses sophismes bien taillés et nous voilà repartis pour un tour !
Mais depuis qu’on l’a descendu, ce salaud, (et, au passage, depuis que l’Assemblée a investigué le contenu, plutôt gênant, de son ordinateur) nous voilà démobilisés, démotivés.
La chute d’Élodie nous a tous enlevé un peu le goût, on dirait.
On y croyait ! On pensait tenir la nouvelle agora, le vrai espace public. Mais on s’est aperçu que, autant les politiciens que les médias, personne en dehors de la blogosphère ne s’intéresse à la blogosphère. Et c’est dommage. L’incident EGM a démontré comment, au fond, la fameuse blogosphère c’était un peu n’importe quoi et que, au fond, tout le monde pouvait bien y écrire n’importe quoi. Alors les rares qui s’intéressaient à nous, « Les Coulisses du pouvoir », « Sur le Web » avec Philippe Schnobb et Sophie-Hélène se sont mis à couvrir davantage les sites web traditionnels et les blogues étrangers. Et ils avaient bien raison parce que, c’est vrai, notre blogosphère, c’était un peu n’importe quoi.







