Ça ne bouge pas beaucoup
Je ne sais pas si c'est moi, mais il me semble que, par les temps qui courrent, l'actualité est lansinante et insipide comme un éditorial du Soleil.
Qu'est-ce qui anime le Québec présentement ?
Un budget adopté à toutes vapeurs ?
Un ballon rapidement dégonflé sur une réouverture de la Constitution ?
La reconstruction du manège militaire ?
Risquons une hypothèse : la dynamique de gouvernement minoritaire fait en sorte qu'aucun grand projet, aucune réforme majeure, n'est en marche. Nos gouvernements, présentement, ne gouvernent pas, ils gèrent.
L'ennui, c'est que l'on ne fait pas la Révolution tranquille ou on n'adopte pas la loi 101 avec des gouvernements minoritaires. Et les défis du Québec, eux, sont grands.
Mais bon, il semble que l'on n'est pas prêt de sortir de cette stupeur : les Québécois aiment les gouvernements minoritaires. Au point, même, où l'on confond l'affection de l'électorat pour ce type de conjoncture avec la popularité personnelle de Charest.
Dans le dernier sondage, le Premier Ministre arrivait nez-à-nez avec Pauline Marois comme personne la plus apte à gouverner. Son parti plafonne 10 points sous la barre de la base traditionnelle du parti libéral. Mais bon, "Charest est en train de regagner le coeur des Québécois" y paraît. Ben oui ! C'est Boiclair qui l'a dit à Christianne Charette la semaine passée.
La vérité, c'est ce que dit le sondage de façon très manifeste : les Québécois n'aiment pas Charest et les libéraux ont reculé par rapport à la base historique qu'ils détiennent depuis deux générations. Mais oui, les citoyens sont satisfaits du gouvernement. Un gouvernement protégé contre lui-même, parce que minoritaire. On dit souvent que les gouvernements remontent quand on entend pas parler d'eux, pendant l'été ou le temps des fêtes par exemple. Ça ressemble à peu prêt au climat ambiant... Je serais curieux de voir les chiffres d'Influence Communication là-dessus.
Mais ça ne change rien. Ça ne change rien au fait que rien ne se passe au Québec présentement et qu'il va falloir que ça débloque. Ça ne change rien non plus à ce qui faisait et fait toujours du Parti Libéral une famille politique aussi détestable, quand on regarde sa gestion du dossier linguistique et les problèmes de copinage dans l'entourage du Premier Ministre.
Pour vous en convaincre, je vous réfère à cet article que j'avais publié, au début de mon blogue, suite à la démission de Thomas Mulcair. Vous le verrez : il n'y a pas grand chose qui ressemble plus à Charest I que Charest II.
Qu'est-ce qui anime le Québec présentement ?
Un budget adopté à toutes vapeurs ?
Un ballon rapidement dégonflé sur une réouverture de la Constitution ?
La reconstruction du manège militaire ?
Risquons une hypothèse : la dynamique de gouvernement minoritaire fait en sorte qu'aucun grand projet, aucune réforme majeure, n'est en marche. Nos gouvernements, présentement, ne gouvernent pas, ils gèrent.
L'ennui, c'est que l'on ne fait pas la Révolution tranquille ou on n'adopte pas la loi 101 avec des gouvernements minoritaires. Et les défis du Québec, eux, sont grands.
Mais bon, il semble que l'on n'est pas prêt de sortir de cette stupeur : les Québécois aiment les gouvernements minoritaires. Au point, même, où l'on confond l'affection de l'électorat pour ce type de conjoncture avec la popularité personnelle de Charest.
Dans le dernier sondage, le Premier Ministre arrivait nez-à-nez avec Pauline Marois comme personne la plus apte à gouverner. Son parti plafonne 10 points sous la barre de la base traditionnelle du parti libéral. Mais bon, "Charest est en train de regagner le coeur des Québécois" y paraît. Ben oui ! C'est Boiclair qui l'a dit à Christianne Charette la semaine passée.
La vérité, c'est ce que dit le sondage de façon très manifeste : les Québécois n'aiment pas Charest et les libéraux ont reculé par rapport à la base historique qu'ils détiennent depuis deux générations. Mais oui, les citoyens sont satisfaits du gouvernement. Un gouvernement protégé contre lui-même, parce que minoritaire. On dit souvent que les gouvernements remontent quand on entend pas parler d'eux, pendant l'été ou le temps des fêtes par exemple. Ça ressemble à peu prêt au climat ambiant... Je serais curieux de voir les chiffres d'Influence Communication là-dessus.
Mais ça ne change rien. Ça ne change rien au fait que rien ne se passe au Québec présentement et qu'il va falloir que ça débloque. Ça ne change rien non plus à ce qui faisait et fait toujours du Parti Libéral une famille politique aussi détestable, quand on regarde sa gestion du dossier linguistique et les problèmes de copinage dans l'entourage du Premier Ministre.
Pour vous en convaincre, je vous réfère à cet article que j'avais publié, au début de mon blogue, suite à la démission de Thomas Mulcair. Vous le verrez : il n'y a pas grand chose qui ressemble plus à Charest I que Charest II.



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