Mercredi, Juin 25, 2008

Non, mais heille !



Je sais que c’est un mauvais titre, mais il vous faut l’entendre à l’oral, quand je dis une chose pareille.

Donc, je recommence…


Non, mais heille !

 

Faut tu être plein de marde ? Faut tu être un gros jambon ? Faut tu rien connaître de la vie pour dire une chose pareille ???

C’est cité de Cyberpresse… :

« Le député libéral Denis Coderre s’est dit convaincu que rien dans les expériences passées du nouveau ministre ne l’ont préparé à une telle tâche.

«C’est beaucoup trop gros pour lui, a-t-il déclaré. Il y a 80% des contrats du gouvernement qui passent par là. Tout ce qui touche aux acquisitions passe par lui. Et il va avoir à répondre aux questions sur Kevlar.» »

Gros ostie de moron (j’insiste sur le « ostie ») !

Écoutez… Je ne suis pas conservateur…

Moi aussi, je pense que Christian Paradis n’est pas fort fort pour le ministère qu’il ramasse. Tant qu'à ça, j’aurais préféré Steven Blainey de Lévis.

Et je pense que la théorie des journaleux à l’effet de laquelle Harper l’aurait nommé pour ouvrir le front du Centre-du-Québec avec le Bloc est vraiment bancale. Non, bande d’idiots, Harper veut du monde qui ne le mettront pas dans la merde, c’est tout ce qu’il veut. C’est le plus discret de la gang et c’est pour ça qu’il est là, that’s it.

Cela étant dit, quand j’entends le gros Coderre dire « il a pas les compétences pour la job », ma réponse est la suivante. Elle ne porte pas sur la capacité du gars à faire le travail qui lui a été confié. Elle ne porte pas sur les motivations d’Harper. Ma réponse c’est juste :

« Ouais… Pis toi, mon gros kid Coderre, c’est quoi tes « compétences » ? T’as fais quoi, avant de te faire nommer ministre à 34 ans, comme Paradis, au demeurant ? »

« Quand t’as été nommé ministre à l’immigration, tu connaissais quoi là-dedans ? Pas grand chose… T’es un peu juste comme un Paradis qui savait faire des médias. Un gros Kid Kodak finalement.

« Non, mais, je te regarde, mon gros goret, fier comme un coq, beau comme un paon, t’es chanceux d’avoir un chef qui communique mal et d’être un des seuls élus du Québec de ton parti, parce que, c’est pas comme si t’avais beaucoup de talents, en dehors de la politique…

« Pis, ne nous arrêtons pas en si bon chemin… la vérité c’est que, avant de faire de la politique, t’étais un petit vendeur d’assurance minable pis que tu croyais avoir vécu une rencontre du troisième type. Ferme donc ta gueule ! T’es un minable ! Un gars qui jouait à Donjons Dragons avant de faire de la politique ! Un paladin « level 15 » ! Va te cacher ! Tu nous fais honte, pis à ton parti aussi ! »

Gros pas bon. Voilà, je l’ai dit.

Christian Paradis est-il fait pour la job ? J’en sais rien. Je ne pense pas, mais il aura à le prouver. Il aura sa chance et je lui souhaite de réussir, bien que je n’appuie pas son parti.

Ceci dit, quand je vois, ce gros idiot de Coderre lui rentrer dedans, j’ai juste envie de lui dire : « ferme donc ta gueule et va donc gagner ta vie pour vrai, gros idiot ».

Voilà, je l’ai dit.

Et je peux aller dormir en paix.

Posted by V at 23:49:48 | Permanent Link | Comments (3) |

Samedi, Juin 07, 2008

De forts contingents de morons

Qu’ont en commun David Whissel, Julie Boulay et Sam Hamad ?

Oui, ils sont membres du cabinet Charest. Bonne réponse. Mais ce n’est pas tout.

Ils ont aussi pour caractéristique commune de ne faire parler d’eux que pour les mauvaises raisons. Le premier passe pour un gros malappris à chaque fois qu’il ouvre la bouche, la deuxième a toujours l’air dépassée par les événements à chaque fois qu’il se passe quelque chose dans son ministère et le dernier est reconnu comme un imbécile heureux ou, comme le dirait ceux qui le défendent encore : « Y’est fin Sam… »

Mais, ce n’est pas tout. Bon, je vous donne la réponse : ils sont aussi trois des six députés que les libéraux ont réussis à faire élire en dehors de la région métropolitaine de Montréal, des Cantons de l’Est et de l’Outaouais. Et, en fait, leur présence au sein du cabinet ne s’explique que par cet état de fait.

Ce qui nous amène à la conclusion suivante. La députation adéquiste a attiré beaucoup l’attention depuis bientôt 18 mois de par le fort contingent d’incompétents qu’elle contient. Attention, il y en a des solides à l’ADQ. Proulx est peut-être dépassé par ses adversaires, mais ce n’est pas un idiot. Caire sait se faire remarquer pour ses interventions habiles et bien ciblées. Merlini surprend, ne se met jamais les pieds dans les plats. Mais bon, les frasques des Francoeur, Deschamps, Taillon, Gosselin, Dorion et etcetera sont trop grosses pour laisser beaucoup de temps d’antenne aux bons coups.

Ceci étant dit, force est d’admettre que la délégation libérale n’est pas vraiment plus forte que celle de l’ADQ, que l’on regarde dans le cabinet ou dans le caucus.

Sérieusement, quand vous voyez l’adéquiste Catherine Morissette interroger la ministre de l’immigration Yolande James, avez vous vraiment l’impression que c’est celle qui répond aux questions qui connaît le mieux le dossier ?

En toute bonne foi, sentez vous vraiment que Christine St-Pierre est plus à l’aise dans son rôle de ministre que ne le sont Pierre Curzi et François Benjamin dans leur rôle de critique ?

Soyons sérieux ! Marguerite Blais, Monique Gagnon-Tremblay, Line Beauchamp, Laurent Lessard, Whissel, Hamad, Boulay, St-Pierre, James constituent-ils vraiment le genre de corps d’élite de leadership et de gestionnaire que nous attendons pour nous servir de Conseil des ministres ? Permettez moi d’en douter… Mais on ne parle pas encore des autres gênants qui font partie du caucus : Emmanuel Dubourg, Henri-François Gautrin, Lucie Charlebois, Charlotte L’Ecuyer, François Ouimet, Tony Tomassi : il n’y a pas à dire, quand les libéraux se décident à ramasser un comté, ils peuvent se montrer aussi peu regardant qu’un organisateur adéquiste.

Pourtant, il y en a des solides au PLQ. Pierre Arcand, Nicole Ménard, Guy Ouellet, Geoff Kelley, Pierre Marsand, Lyne Thériault, Alain Paquet, Fatima Houda-Pépin (Seigneur des libéraux, nommez cette Sainte-femme !). Mais, que voulez vous ! C’est Jean Charest qui compose son Conseil des ministres ! Et il est bien pris pour composer avec le fait suivant, c’est que ce n’est pas dans les comtés francophones, qu’il faut gagner pour aller chercher des victoires électorales, que les libéraux font élire leurs vedettes.

C’est ce qui me fait conclure que, ce qui distingue le PLQ de l’ADQ, ce n’est pas tant la qualité de leur équipe électorale, mais surtout l’expérience et le contrôle de leurs communicateurs. Un peu comme chez les conservateurs, en somme. Mais bon, comme nous l’a appris l’expérience des dernières semaines, on est jamais trop loin de la catastrophe quand on dirige de cette façon…

Et pour ce qui est du PQ, trouvez-moi le, le député qui, outre Irvin Pelletier et sa ligne sur Vincent Lacroix, a fait honte à son parti depuis les dernières élections comme les libéraux et les adéquistes ont pu être mal pris avec certains de leur élus depuis mars dernier.

36 députés chez nous, 41 à l’ADQ et 46 au PLQ : il n’y a pas à dire, le nombre d’incompétents par capita est de loins le moins élevé chez les péquistes ! Vous me répondez que, en tant que troisième parti, ils n’ont pas autant de temps de glace que leurs adversaires ? Reportez le même calcul sur l’influence médiatique et vous verrez clairement qu’il n’en est rien.

Il n'y pas à dire. La députation péquiste manque désespérément de francs-tireurs capables de constituer un "rat pack" capable d'embarasser le gouvernement, comme savaient si bien le faire Jean-Marc Fournier, Pierre Paradis et Jacques Dupuis avec autant de mauvaise foi qu'il fallait pour y arriver. Ceci dit, cela ne change rien aux faits et à la prédiction suivante que je m'apprête à vous livrer ici-même : les députés du PQ savent tenir leur rôle et c'est pourquoi aucun d'entre eux ne sera battus lors de la prochaine élection générale.

 

Posted by V at 02:57:38 | Permanent Link | Comments (8) |

Mardi, Juin 03, 2008

L’Effet papillon

Imaginez la situation, ça nous est tous déjà arrivé.

Souper bien arrosé, entre amis. Se trouve à votre table une personne charmante. Sourire lumineux, tenue affriolante, regard pénétrant, attributs physiques dont vous auriez envie de vous nourrir pendant toute une nuit (et encore !) : vous ne pouvez détacher le regard du sujet de votre désir un seul instant.

Est-ce l’ex/fréquentation/conjoint(e) d’une de vos connaissances ? Est-ce le frère(sœur) de quelqu’un qui vous est chère ? Tout aussi compliqué, est-ce l’un(e) de vos ami(e)s ? Est-ce que cette personne travaille avec un de vos concurrents ou, pire encore (selon certains) avec qui vous bossez (don’t fuck with the payroll !) ? Est-ce votre supérieur au bureau, votre subalterne ? Est-ce que c’est quelqu’un qu’on vous dit peu recommandable ou infréquentable ? Qu’importe ! Il y a une raison qui vous fait penser que vous ne devriez pas aller au bout de ce désir. Mais, voilà : vous désirez cette personne et, à la limite, le sentiment d’interdit ne fait que fouetter vos sens.

Où est-ce que je veux en venir ?

Je veux en venir au fait que chacun d’entre vous (oui, vous, derrière votre écran d’ordi) s’est déjà retrouvé dans ce genre de situations et a dû en gérer les conséquences.

Mais, en temps normal, ça veut dire quoi comme conséquences ?

Un malaise de lendemain matin (le syndrome du toaster, comme disait mon ami Charlot) ?

Un froid avec des amis ?

Une personne qui vous tache et dont vous cherchez à vous débarrasser ?

Ou, pire (à mon avis !), un fantasme inassouvi qui vous turlupine ?

Bon, nommez-les, mais ces situations sont normales et font partie de la vie de tout le monde.

Maintenant, imaginez vous que vous faites de la politique (mettons, ministre dans le cabinet fédéral d’un gouvernement conservateur…) et que votre « date » a été associée au monde du crime organisé (plus de loin que de prêt, mais à plusieurs reprises quand même…). Je donne ces exemples comme ça, disons…

Bien, là où je veux en venir, c’est que, dans pareils cas, cette baise anodine, ce qui reste au niveau de l’anecdote dans la vie de 99.9% de la population, peut provoquer des conséquences, ma foi, surprenantes. Du genre :

-          Des mentions (quand ce n’est pas des premières pages !) : dans les journaux de près d’une cinquantaine de pays.

-          Un Premier Ministre téflon qui se retrouve embarrassé réellement pour la première fois de son mandat.

-          Des dizaines (si ce n’est pas des centaines) d’appels d’alliés inquiets (et fâchés) au lendemain de la diffusion d’une entrevue qui laisse à penser que certains des renseignements de sécurité qu’ils ont fournis auraient pu être éventés.

-          Deux semaines de questions « non-stop » à la Chambre des Communes.

-          Des articles dans les magasines à potins et des allusions dans les émissions de variétés (ce qui est quand même rare pour un événement « politique », à tous le moins au Québec).

-          Un nombre incalculable d’articles, de vox-pop de Beaucerons, de discussions de tavernes et de salons sur vous, vos compétences, votre background, votre vie privée, votre look, votre orientation sexuelle (est-ce que c’était « vraiment » un front ?) et etc… Votre partenaire d’incartade, qui elle, n’est pas une personnalité publique, subira le même sort.

       -          L’obligation d’un recyclage professionnel.

En somme, je ne veux pas défendre Maxime Bernier. C’est un incompétent, un prétentieux, un idéologue sans profondeur. Il n'était pas à sa place aux affaires étrangères, c'est une bonne chose pour le Canada qu'il ne s'y trouve plus et si ça prenait ça pour que le monde allume qu'Harper l'avait nommer parce que c'est un pion, tant mieux !

Non plus que je veux faire table rase sur ses erreurs diplomatiques (gouverneur de Kandahar, mêler Aristide et Préval, erreur des avions, etc…), politiques (l’eau « qui était dans une rivière et qui est rendue dans des bouteilles », les Joe Louis) et ses fautes de goûts (le « contrat de blonde officielle » et la robe de Julie, sans oublier la célèbre chemise rose et le look « Point Zéro », dans son ensemble) pour résumer son échec à cette seule bad luck.

Seulement, je veux juste attirer votre attention sur ce truc fascinant qui nous rappelle le principe de « l’effet papillon » : une histoire de cul comme chacun vit, a créé une controverse politique.

Parce que c’est de ça qu’il s’agit ! Si, mettons, Jim Flaherty perd un document à quelque part, il avertie le cabinet du PM et ils règlent ça en douce. Pour Bernier, c’était un problème parce que ça allait devenir public lors de la diffusion d’une entrevue et cette entrevue avait lieu parce qu’elle concernait l’ex d’un ministre qui soulevait la controverse à cause de ses liens réels ou présumés avec le crime organisé, lesquels avaient attirés l’attention parce que la madame elle-même avait fait détourner plus d’un regard à cause de sa robe affriolante qui, selon ses dires, aurait été choisie par le ministre. La théorie du chaos à son meilleur !

Et donc, pour en revenir au début de notre propos, c’est comme ça que, ce qui n’est, dans la vie des gens normaux, que flirt ou histoire d’un soir peut déboucher, une fois que l’anecdote survient dans la vie de quelqu’un qui a de grands pouvoirs et, conséquemment, de grandes responsabilités, sur une crise politique qui pourrait faire en sorte de provoquer, par les conséquences électorales qu’elle pourrait avoir, un tournant dans l’histoire politique du pays.

Heureusement, pour les idéalistes qui pensent que ce sont les idées et les programmes qui devraient faire la différence dans le débat public, il reste un espoir : Stéphane Dion est chef du PLC. On peut penser que lorsqu’il se décidera à profiter du contexte, la crise se sera résorbée depuis longtemps !

Posted by V at 03:40:43 | Permanent Link | Comments (2) |