Samedi, Avril 26, 2008

Du bon côté de l’enjeu

On aura beau dire que Mario Dumont a le don de se coller sur les enjeux populistes et d’oublier les questions de fonds. On pourra dire aussi qu’il est incapable d’aborder les questions sensibles avec tact et sens de l’État, qu’il ne sait pas proposer des solutions articulées et, ainsi, aller au-delà de la recherche d’impact électoral à court terme.

On pourra dire tout ça et on aura raison de le faire, puisque c’est vrai.

Ceci dit, tout cela ne changera rien sur le fond. C’est-à-dire que la perception à l’effet de laquelle que Mario Dumont soit un politicien médiocre ne change rien au fait qu’il se trouve du bon côté de l’enjeux quand il dit qu’il est irresponsable de hausser les seuils d’immigration, comme le fait le gouvernement libéral avec l’appui du Parti Québécois et ce, pour plusieurs raisons.

D’emblée parce qu’aucune étude sérieuse ne vient cautionner la prétention à l’effet de laquelle le Québec a besoin de plus d’immigration, outre le raisonnement de gars sur la brosse suivant : on fait moins d’enfants « fait que » ça prend plus d’immigrants.

Ensuite parce que personne n’ose dire que si la population d’un État grossie plus vite que son produit intérieur brut, on se retrouve avec un appauvrissement collectif net, ce qui est exactement la situation d’une société qui accueille un paquet d’individu qu’elle n’arrive pas à intégrer dans son marché du travail.

Aussi parce que les programmes d’intégration actuels ne fonctionnent pas, qu’ils manquent de ressources et que les hausses du nombre d’immigrants ne sont jamais suivies d’une hausse équivalente des budgets nécessaires.

À plus fortes raisons que le Québec n’a pas réussi, l’an dernier, à rejoindre son seuil d’immigration, alors fixé à 45000 nouveaux arrivants, une fois qu’il avait appliqué ses critères en matière de francisation, de qualification et de sécurité aux candidats désireux de venir vivre ici. Alors que la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne – l’ensemble du monde occidental en fait – en sont à pénétrer le « marché » du recrutement d’immigrants fiables, qualifiés et désireux de s’intégrer, ce n’est pas le « scout » québécois qui va arriver à convaincre la majorité de candidats parfaits à appliquer chez nous. Monter nos seuils, dans ce contexte, c’est nécessairement abaisser nos critères, à moins d’admettre d’emblée que nous n’atteindrons pas nos cibles.

Admettons encore que même si le Québec fait face à un défi démographique imminent, toutes velléités d’y répondre par des politiques visant à hausser la natalité se verraient reçues par des accusations de chercher à encourager la famille traditionnelle, des sobriquets de duplessisme et des soupçons de volonté de ramener les femmes à la maison. Ces relents de féminisme mal placé desservent le Québec.

Et tant qu’à être partis, soulignons donc que, pour une fois, Dumont se trouve en porte-à-faux avec la droite libérale des chambres de commerces et des thinks tank idéologiques de notre belle province qui sont, eux, très zélés à promouvoir la hausse des seuils d’immigration, trop heureux de voir affluer une quantité de main-d’œuvre bon marché prête à « flipper » des boulettes de steak haché pour 8 piastres l’heure, chauffer des taxis ou torcher des chambres d’hôtel sans recevoir de pourboires, fussent-ils médecins, ingénieurs ou professeurs d’université avant de venir ici. Saluons donc le courage (ou l’inconscience ?) de Dumont, d’affronter, pour une fois, toute la bande de petits potentats locaux qui animent sa machine.

Ne nous arrêtons donc pas en si bon chemin et envoyons donc promener les gauchistes qui taxent Dumont de racisme ou de lépénisme, simplement parce qu’il pose ces questions très légitimes et réalistes. Non seulement se trouvent-ils à défendre la même position que la droite capitaliste, mais ajoutons en plus que cette rectitude politique qu’ils s’appliquent à imposer avec tant de zèle les desserre eux-mêmes et les empêche de poser d’autres gestes, étouffés par la somme de leurs contradictions.

La vérité est la suivante. Mario Dumont est vraiment malhabile de poser la question dans les termes suivants : les immigrants nuisent à l’identité. Les individus ne nuisent pas à l’identité, ils font leur place. Ce qui nuit à notre identité, c’est la coexistence, sur notre territoire, de deux systèmes d’intégration, deux conceptions de l’espace public qui sont concurrentes dans la même société, c’est une aventure humaine paralysée dans sa volonté de se définir. Et, en l’espèce, c’est surtout une série de gouvernements qui n’ont pas mis leurs culottes, trop occupés à vouloir être celui qui était plus du bord des immigrants que l’autre, en plus de ne jamais donner les ressources nécessaires pour permettre l’intégration des nouveaux arrivants.

Le coupable, en somme, ce n’est pas l’immigrant. Le coupable, c’est chacun de ceux qui brandissent l’argument du racisme quand quelqu’un cherche à discuter de nos politiques d’immigration. À leurs yeux, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises politiques d’immigration. Accueillir des immigrants, le plus possible, c’est bon, c’est tout. Quiconque dit autrement est un Nazi à leurs yeux, point final. Ces gens-là l’ignorent, mais ils sont objectivement les pires ennemis de l’immigrant de par le fait qu'ils empêchent tous débats qui nous permettraient de faire en sorte que chacun qui vient vivre ici-bas puisse trouver sa place.

C’est là où je veux en venir quand je vous dis que Mario Dumont se trompe de cible : il cible l’immigration comme problème. C’est faux. Le problème, c’est la rectitude politique, c’est le multiculturalisme, c’est le statut de constituant fédéral du Québec. Et ça, l’ADQ n’est pas, mais absolument pas, prête – ou même capable - de poser ces questions.

D’où mon titre. L’ADQ est du bon côté de l’enjeu en matière d’immigration. Le problème, c’est que Mario Dumont est tellement jambon qu’il est en train de brûler sa position, qui est pourtant la bonne.

À quand un parti politique capable de prendre des positions honnêtes qui, au-delà de la recherche de l’approbation des chroniqueurs, cherchent plutôt le bien commun de tous ceux qui vivent au Québec ?

Posted by V at 05:02:31 | Permanent Link | Comments (4) |

Mercredi, Avril 23, 2008

La tartuferie de Charest et Labeaume


De deux choses l’une : soit Jean Charest et Régis Labeaume font preuve d’un opportunisme crasse en prenant fait et cause en faveur du maintien d’un service de nouvelles à TQS, soit ils se comportent comme de vrais pleutres dans le dossier des 252 travailleurs en lock-out au Journal de Québec. À moins que ce ne soit les deux.

Comment comprendre autre chose ? Hier, alors que le Média Matin Québec soulignait tristement sa première année d’existence par un numéro spécial, plusieurs acteurs politiques et syndicaux communiquaient leur position. Toujours avec prudence, évitant d’attaquer Quebecor aussi directement que les syndiqués, mais l’invitant quand même à reprendre les négociations ou à ce soumettre à l’arbitrage, comme le réclame le syndicat.

Régis Labeaume, l’hyper-maire de Québec, celui qui ne manque jamais une occasion de passer dans le journal, brillait pourtant par son absence cette fois-ci. Une page blanche soulignait son refus de commenter. Pas de service au numéro composé. J'imagine que si le building du Journal de Québec avait brûlé, il se serait empressé de réclamer sa reconstruction.

Du côté libéral, Charest continuait de ne pas vouloir commenter. Il refusera de le faire aussi, en journée, quand l’opposition lui demandera d’intervenir directement auprès de Quebecor, pour l’enjoindre de retourner à la table. Le ministre du travail, David « le sifflet » Whissel, continuait de justifier son refus d’intervenir auprès de Quebecor, arguant qu’il s’agissait d’un conflit privé et légal, alors qu’il l’avait fait dans le dossier du cimetière Côte-des-Neiges. Une sortie demandant à Quebecor de se soumettre à un arbitrage neutre ? C’est déjà trop pour le ministre Ponce Pilate. L’attachée de presse de Philippe Couillard, ministre régional, se bornait à affirmer que son patron souhaitait « demeurer neutre » dans un conflit pourtant déclenché par l’employeur.

Mais aujourd’hui, ça a reviré « boute pour boute », comme on dit chez nous : Labeaume, Charest, chacun se précipitait pour prendre la défense de l’information locale et des travailleurs de TQS. Pourtant, il ne s’agit pas ici d’un conflit de travail. La décision n’est pas encore effective. Le CRTC aura à se prononcer. N’ayant pas peur du ridicule, notre Premier ministre supplie même le cabinet fédéral de s’ingérer dans le processus de révision de licence comme - les X ne manqueront pas de le relever - il n’avait pas osé le faire pour CHOI.

Mais qu’y a-t-il de différent dans le dossier de TQS et dans celui du JdeQ ? 270 travailleurs concernés dans un cas, 252 dans l’autre. L’enjeu en question ? La production d’une information diversifiée et produite sur le plan local. Dans les deux affaires, on est face à des décisions économiques douteuses, qui nie les missions de base d’un média d’information. Qu’est-ce qui est différent alors ?

La différence, c’est le poids de l’employeur qui est en face. Jouer dans les plates-bandes de Quebecor ? Les appeler à la tempérance et au règlement du conflit par voix d’arbitrage, c’est indisposer Pier-Karl Péladeau, Luc Lavoie et Brian Mulroney, membre du c.a., tous des amis de l'ancien conservateur Jean Charest. C’est renoncer aux papiers mielleux de complaisance de J.-Jacques Samson et risquer d’avoir mauvaise presse aussi à TVA, LCN, le Journal de Montréal, le Lundi, les Idées de ma maison et tutti quanti. Et ça, Labeaume et Charest n’ont pas le nerf pour ça.

Sermonner Remstar de l’autre côté ? Pas de problème ! Deux flops qui, jusqu’à maintenant se limitaient à peu prêt à distribuer des DVD, produire des films à petit budget et à gérer l’hôtel de papa. Autant dire des scouts comparés à l’Empire ! Qu’est-ce qu’on a à perdre à se les mettre à dos ? Ont-ils déjà contribué à nos caisses électorales ? On fonce !

Entendons nous bien : la fermeture du service de nouvelles de TQS est une tragédie, particulièrement pour des régions comme le Saguenay et l’Estrie où il joue un rôle central et de qualité. Il faut tout faire pour que Remstar revienne sur sa décision.

Mais ça n’empêche pas un chose : la nécessité de dénoncer l’immense opportunisme de Régis Labeaume et de Jean Charest, qui ne fait ressortir que leur lâcheté à défendre d’autres travailleurs qui eux sont dans la rue depuis un an.
Posted by V at 17:24:12 | Permanent Link | Comments (0) |

Mercredi, Avril 09, 2008

Ça ne bouge pas beaucoup

Je ne sais pas si c'est moi, mais il me semble que, par les temps qui courrent, l'actualité est lansinante et insipide comme un éditorial du Soleil.

Qu'est-ce qui anime le Québec présentement ?

Un budget adopté à toutes vapeurs ?

Un ballon rapidement dégonflé sur une réouverture de la Constitution ?

La reconstruction du manège militaire ?

Risquons une hypothèse : la dynamique de gouvernement minoritaire fait en sorte qu'aucun grand projet, aucune réforme majeure, n'est en marche. Nos gouvernements, présentement, ne gouvernent pas, ils gèrent.

L'ennui, c'est que l'on ne fait pas la Révolution tranquille ou on n'adopte pas la loi 101 avec des gouvernements minoritaires. Et les défis du Québec, eux, sont grands.

Mais bon, il semble que l'on n'est pas prêt de sortir de cette stupeur : les Québécois aiment les gouvernements minoritaires. Au point, même, où l'on confond l'affection de l'électorat pour ce type de conjoncture avec la popularité personnelle de Charest.

Dans le dernier sondage, le Premier Ministre arrivait nez-à-nez avec Pauline Marois comme personne la plus apte à gouverner. Son parti plafonne 10 points sous la barre de la base traditionnelle du parti libéral. Mais bon, "Charest est en train de regagner le coeur des Québécois" y paraît. Ben oui ! C'est Boiclair qui l'a dit à Christianne Charette la semaine passée.

La vérité, c'est ce que dit le sondage de façon très manifeste : les Québécois n'aiment pas Charest et les libéraux ont reculé par rapport à la base historique qu'ils détiennent depuis deux générations. Mais oui, les citoyens sont satisfaits du gouvernement. Un gouvernement protégé contre lui-même, parce que minoritaire. On dit souvent que les gouvernements remontent quand on entend pas parler d'eux, pendant l'été ou le temps des fêtes par exemple. Ça ressemble à peu prêt au climat ambiant... Je serais curieux de voir les chiffres d'Influence Communication là-dessus.

Mais ça ne change rien. Ça ne change rien au fait que rien ne se passe au Québec présentement et qu'il va falloir que ça débloque. Ça ne change rien non plus à ce qui faisait et fait toujours du Parti Libéral une famille politique aussi détestable, quand on regarde sa gestion du dossier linguistique et les problèmes de copinage dans l'entourage du Premier Ministre.

Pour vous en convaincre, je vous réfère à cet article que j'avais publié, au début de mon blogue, suite à la démission de Thomas Mulcair. Vous le verrez : il n'y a pas grand chose qui ressemble plus à Charest I que Charest II.
Posted by V at 09:59:49 | Permanent Link | Comments (1) |

Mardi, Avril 08, 2008

Marois : régime minceur

Est-ce que vous saviez que Madame Marois avait tellement une gestion rigoureuse qu’elle pouvait même aider les gens à diminuer leurs problèmes de têtes enflées ?

Oui, oui ! En voici la preuve :

Regardez ce blogue d’adéquiste il y a prêt de un an : ici.

Maintenant, ajoutez un peu de la recette Marois et regardez comment se comportent nos adéquistes : ici.

Pas convaincus ?

Voyez maintenant le blogue de notre ami adéquiste alors même que son parti vient d’appuyer un budget qui augmente la dette du Québec : ici.

Hmmm… Ils ont le caquet bas nos amis adéquistes par les temps qui courent.

Faut dire qu’ils apprivoisent en même temps la nouveauté d’avoir des militants dans leur parti…

Avec un peu d’aide juridique, ils apprennent même à contrôler leurs instances.

Pas mal quand même… ils ont deux députés connus du grand public et ils se sont dit que ce serait certainement une bonne idée d’en couler un. Des gens conséquents, les militants de l’ADQ.

Mais bon, comme dirait Gilles Taillon : «Ils ont organisé des campagnes libérales, ils viennent de la mouvance libérale. Ca se peut très bien qu'il y ait un agenda caché». Comme 75% des militants adéquistes donc ? Note aux gens qui pourraient avoir envie de se joindre à l’ADQ : votre passé politique pourrait être retenu contre vous !

Mais bon, il ne faut pas l’oublier, "l’ADQ fait de la politique autrement", "elle n’est pas comme les vieux partis", "elle croit à l’autonomie des gens", "elle respecte sa parole, elle", "l’ADQ respecte les gens", "n’a pas peur de tenir ses idées", "ne fait pas de la politique pour faire plaisir à tout le monde", "a le courage de ses idées"…

Posted by V at 23:51:02 | Permanent Link | Comments (2) |

Mardi, Avril 01, 2008

Comme de raisons…


Toujours marrant de voir chroniqueurs, journalistes et blogueurs trépigner devant cette nouvelle, publiée aujourd’hui dans le JdeM, à l’effet de laquelle le Bloc serait en train d’imploser. C’était drôle de voir Marco Fortier, auteur du « scoop », tempérer son article à LCN, après que Bernard Bigras eut remis les pendules à l’heure en entrevue.

L’affaire n’est pas mystérieuse : le Bloc se cherche, Bigras l’a dit en caucus et un ou deux députés bloquistes en mal d’exposure sont allés jacasser à des journalistes. Précisons que le principe du « secret du caucus » vise justement à permettre à ses membres de s’exprimer en toute franchise, sans crainte d’être entendus.

Mais donc, quelle conclusion doit-on en tirer ? Le fait que le Bloc se pose des questions est-il un mauvais signe ? Je ne sais pas pour vous, mais il me semble que, en ce qui me concerne, j’ai beaucoup plus l’habitude de me questionner sur la pérennité d’un parti qui fait comme si tout allait bien que pour un autre qui réfléchie. En somme, je vous dis que moi, en tant que militant souverainiste, quand j’ai su qu’il y avait des grincements de dents au Bloc, j’ai pris ça comme une bonne nouvelle. Les choses bougent !

Ça revient à ce dont je vous parlais dans un billet précédent. Le PQ n’a pas encore pris complètement le virage de la gouvernance souverainiste et ça fait en sorte qu’on est assis entre deux chaises. Cette situation constitue très précisément un exemple de ce que j’évoquais comme danger.

Je m’explique. Gouverner en souverainiste, c’est deux choses : occuper tous les espaces de pouvoir dont dispose le Québec présentement et en ouvrir de nouveaux, en les revendiquant ou en les prenant. Ce n’est pas quelque chose que l’on peut faire en attendant de pouvoir faire un référendum pour réaliser la souveraineté. Ça doit devenir notre façon de réaliser la souveraineté : démanteler, un par un, tous les mécanismes de nation building du Canada et de son entreprise d’imposition d’un multiculturalisme délétère et faussement inclusif. C’est ça, le principe de l’effectivité.

Mais l’ennui, c’est que pour l’instant, gouverner en souverainiste, ça se résume à faire des politiques plus nationalistes qu’avant, à défaut de faire la souveraineté. Alors le Bloc se cherche une utilité et c’est normal.

Pourtant, dans une vraie logique de gouvernance souverainiste, le rôle du Bloc Québécois serait plus important que jamais. Imaginez que le gouvernement du Québec décide de rapatrier l’assurance emploi. Le Bloc, tout d’abord, a développé une expertise extraordinaire sur le sujet. Il peut talonner l’exécutif fédéral jour après jour devant son refus d’obtempérer aux exigences du Québec, si jamais il se contente de faire la sourde oreille. Finalement, dans l’hypothèse où notre gouvernement, fort de sa légitimité démocratique, décidait de procéder unilatéralement, le Bloc doit être là pour donner la réplique aux fédéraux quand ils nous accuseront de crimes contre l’humanité. Rappelez-vous Lucien Bouchard, chef de l’opposition officielle à Ottawa, donnant la réplique à l’adresse à la nation du Premier Ministre Jean Chrétien, à la veille du référendum. Cet exemple a lui seul suffit à démontrer pourquoi le Bloc doit être là.

On pourra bien dire que cela revient à améliorer le Canada, mais c’est une raison de plus pour être clair sur nos vraies motivations, c’est-à-dire de détruire un à un les outils de contrôle du gouvernement central sur notre volonté collective. Pour pouvoir le faire par contre, il faut un mandat clair. C’est ce que le PQ comme le Bloc doivent chercher à obtenir lors des prochaines élections. Il appartiendra au peuple de juger, à ce moment-là.

Et, justement, je pense que c’est exactement ce que les Québécois veulent : un gouvernement qui travaille dans le sens de leur besoin, qui prend les moyens pour y arriver et qui, se faisant, accroît notre liberté collective. Je pense qu’on tiens là, à la fois, un excellent programme de gouvernement et une stratégie souverainiste qui fonctionne.

Faire conjuguer l’intérêt électoral des souverainistes et l’intérêt supérieur des Québécois, n’est-ce pas là ce que nous cherchons depuis si longtemps ? En tous cas, vous pouvez être sûrs que ça ne manquera pas de déplaire à tous ces chroniqueurs qui détestent tellement le Bloc qu'ils annoncent perpétuellement sa mort imminente depuis plus de dix ans !
Posted by V at 00:13:07 | Permanent Link | Comments (2) |