Jeudi, Mars 27, 2008

Être candidat à la vice-présidence : le meilleur moyen de ne pas devenir président


Le très amusant, Dan Quayle

Intéressante, cette théorie rapportée par Richard Hétu sur son excellent blogue couvrant la politique américaine. Ainsi, plusieurs démocrates influents trouveraient très intéressante l’idée d’un ticket présentant Al Gore à la présidence et Barack Obama à la vice-présidence. L’idée sourirait à plusieurs personnes, qui y voient une façon consensuelle de sortir de la crise qui a court présentement, bien que peu de gens semblent penser que le scénario est réalisable.

Quoi qu’il en soit, si j’étais le conseiller de Barack Obama, je l’inciterais à rejeter d’emblée toute opportunité de devenir vice-président, que ce soit sur un ticket mené par Gore ou même par Clinton. À cette dernière, je donnerais le même conseil, si tant est qu’elle ne veut pas fermer la porte à être candidate à nouveau en 2012, s’il fallait qu’Obama soit battu par McCain en novembre.

En effet, je pense que malgré le prestige associé à ce poste, le fait de devenir vice-président nuit bien plus qu’il n’aide une personne qui désire un jour occuper elle-même le bureau ovale.

De trois choses l’une, si vous devenez candidat à la vice-présidence : au pire vous porterez les stigmates d’une défaite dont vous n’êtes pas le responsable (Edwards avec Kerry); au minimum, vous devrez, votre tour venu, faire campagne sur le thème très peu vendeur de la continuité, ce qui n’est pas le cas de votre adversaire (Gore succédant à Clinton, Nixon face à Kennedy en 1960); au mieux, vous devrez devenir le premier président depuis Roosevelt a permettre à votre parti de conserver la Maison Blanche pendant quatre mandats consécutifs, si seulement vous voulez éviter de rentrer dans l’histoire comme un « one-term president » (Bush père qui devient président après huit ans de Reaganisme).

Vous pouvez toujours, comme Lyndon B. Johnson, faire en sorte espérer que votre président décède en cours de mandat pour lui succéder, mais il faudra toujours que vous soyez vous-même capable de vous faire élire deux fois. Avec les progrès de la médecine, les chefs d’État qui meurent en fonction vont se faire de plus en plus rare.

D’autres ratés vice-présidents célèbres ? Truman, qui a réussi là où tous les autres ont échoués. Spiro Agnew, coulé par Nixon dans l’histoire du Watergate. Gérald Ford, devenu président dans la foulée, par le jeu constitutionnel, sans avoir la carrure nécessaire. Walter Mondale, sous Carter, qui sera battu par Reagan en 1984. Le très ridicule Dan Quayle, sous Georges Bush, se passe de commentaires. Et Dick Cheney qui n’est pas intéressé.

Dans la catégorie des candidats à la vice-présidence se situant sur un ticket perdant, c’est encore pire. Citons Bob Dole, battu avec Ford en 1976, et battu à la présidence par Clinton en 1996, qui devint plus tard porte-parole de Viagra. Joe Lieberman, expulsé du parti Démocrate quelques années après sa défaite avec Gore. Et que dire de Geraldine Ferraro, candidate en 1984 avec Mondale et récemment liquidée de la campagne de Clinton.

En somme, il ne fait pas de doute qu’être candidat à la vice-présidence n’a pas souri à la plupart des gens qui ont tenté l’expérience, du point de vue électoral, cela s’entend. Depuis Roosevelt, un seul a réussi deux réélections et c’est son successeur, Harry Truman. Nixon a quant à lui été élu à deux reprises lui aussi, mais il lui aura fallu passer par une traversée du désert de huit ans entre sa vice-présidence et sa présidence et personne ne désire connaître sa fin disgracieuse.

C’est donc pourquoi je pense qu’Obama, s’il ne remporte pas la course démocrate (ce qui m’étonnerait, à ce stade-ci) devrait s’abstenir de se trouver sur le ticket présidentiel. Il n’aura que 47 ans cet automne, il aura encore sa chance. Quant à Clinton, elle n’aura quand même que 64 ans en 2012 et elle pourrait bien être tentée de faire une campagne à la « je voulais bien dit » si McCain remportait la Maison Blanche.

Demeure quand même une chose : quel que soit le candidat à la présidence du côté démocrate, la présence comme colistier d’une personnalité comme Obama et Clinton l’aiderait certainement. Se sacrifier pour le parti, donc ? C’est peut-être par ce geste que l’on mesurerait vraiment la valeur de ces deux politiciens dominants de leur époque.

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Mardi, Mars 25, 2008

Prière de parler à voix haute

J’ai bien apprécié l’intervention de la ministre Courchesne, en fin de semaine, à propos du « Roy show ». Pas autant pour son contenu que parce qu’elle constitue quelque chose que l’on ne voit pas si souvent de la part de nos élus, c’est à dire une prise de position.

Mais j’en entends déjà dire, à CHOI FM, dans les émissions sportives et un peu partout dans la rue, « La ministre ? Qu’est-ce qu’elle connaît là-dedans le hockey elle ? C’est de l’ingérence politique ! Qu’elle aille donc s’occuper de sa réforme toute croche ! »

Tant qu’à moi, je pense tout le contraire. Il n’y a rien de plus navrant que de voir ces politiciens patinés, refuser de prendre position sur n’importe quel sujet, de peur de soulever la controverse, de se mettre le pied dans la bouche. Coudonc, vous faites de la politique pourquoi ? Parce que vous avez des idées, des valeurs, non ? Défendez les donc !

Il y a certainement les questions qui son pendantes devant las tribunaux, qui nécessitent plus de retenue de la part de nos élus, pour des raisons évidentes d’administration de la justice. Mais ça laisse encore beaucoup d’espace.

On m’accusera de taper continuellement sur le même clou mais, à mon sens, la quintessence de ce comportement détestable a été atteint le jour où André Boisclair avait tenté d’éviter de se commettre sur la question des accommodements raisonnables, en arguant platement que c’était là une question juridique et non pas politique ! Et les histoires qui ne sont pas devant les tribunaux ? Je veux bien croire que ça ne constitue pas, à proprement parlé, des « accommodements raisonnables » mais auriez vous l’obligeance, Votre Altesse, de nous démontrer que vous êtes capables de vous forger une opinion sur quelque chose ?

Parce que c’est de ça dont il est question. À l’intérieur du mandat d’un élu, il surviendra des événements impondérables : des désastres naturels, des histoires de mœurs ou d’éthique, des controverses de toutes sortes, etc… Ces questions, de par leur nature imprévisible, ne peuvent pas être réglées dans les programmes électoraux. Il est donc normal que les électeurs aient le droit de connaître l’opinion de ceux qui aspirent à les représenter sur certains sujets, histoire de tester leur jugement ou leur sens moral. La confiance, en bout de course, c’est une question de valeurs partagées.

Mais nous ne sommes pas en campagne électorale ici et la ministre Courchesne a quand même pris position. Pas trop casse gueule, elle l’a fait sur un enjeux qui soulève l’indignation générale. Une partie gratuite en somme. Néanmoins, ça fait quand même du bien, de la part d’une personne qui au-delà de son porte-feuille ministériel a le mandat de contribuer au développement et à l’évolution de son champ de compétence, de voir que nos élus sont capables de donner de grandes orientations.

Pas obligé de le faire à la Sarkozy, en donnant son opinion sur toutes les débats possibles et inimaginables. Pas obligé de le faire à la Dumont, en se positionnant sur toutes les affaires de chiens écrasés. Les acteurs politique doivent utiliser ce pouvoir d’orientation avec parcimonie, dans les sujets qui les concernent et en tentant, autant que possible, d’apporter un point de vue original.

C’est ce que Michelle Courchesne a fait et il faut l’en féliciter.

Posted by V at 14:04:29 | Permanent Link | Comments (2) |

Lundi, Mars 24, 2008

Le travail n’est pas fini


L'auteur de cette image est Radicarl. Merci !

Vous vous en doutez bien. Comme tous les Péquistes, je suis bien content du résultat du Conseil national de la semaine dernière. Un parti uni, qui appuie sa chef, qui est prêt à envisager des remises en question importantes. J’ai même gagné mes élections. Et André Pratte qui titre son éditorial du lendemain : « Le PQ est de retour ! ».

Oups… c’est juste que, André Pratte, c’est pas comme si il faisait partie de notre public cible…

Vous savez à quel point j’aime le Parti Québécois. Je le connais assez bien. Et croyez moi quand je vous dis que ce parti, quand il sent qu’il a le vent dans les voiles, a la fâcheuse habitude de se comporter comme un alcoolique repenti qui se pense capable d’aller faire les commissions à la SAQ pour toute la famille avant les fêtes de Noël… Disons que l’optimisme, habituellement, peut être un état d’esprit très dangereux pour ce parti.

Rappelez vous la Saison des idées. Le PQ vogue seul en tête des sondages. Charest est dans le caniveau. « Surtout, ne pas faire des vagues ! Discipline ! Nul besoin de revenir sur les causes de la défaite de 2003 ! » Le PQ, en somme, n’aurait eu qu’à préparer une bonne plate-forme et à monter une bonne organisation pour reprendre le pouvoir. On connaît la suite…

Le travail n’est pas fini, donc. Il reste encore beaucoup à faire au PQ avant de se présenter à nouveau devant les électeurs. De toutes façons, avec la configuration actuelle du Parlement, où les deux partis qui doivent s’entendre pour défaire le gouvernement sont aussi ceux qui se disputent la même clientèle, les élections ne sont pas pour demain. Faudra bien trouver à s’occuper donc.

Justement. Le PQ en est où maintenant ? Son Conseil national d’orientation est passé, sa campagne de financement est en cours. Mais après, on fait quoi ? Vous connaissez les militants du PQ, ils sont un peu boulimiques. Quand ils s’ennuient, ils ont parfois tendance à manger leurs émotions. Quand ce n’est pas leur chef…

Il faut que le parti continue sa réflexion donc. Et qu’il reste actif ! Il faut préparer les élections, rebâtir les finances et recommencer à faire de l'animation politique. À ce sujet, je serais heureux de voir Pauline Marois demander à tous ses députés de lui soumettre un plan de mobilisation complet pour le prochain caucus...

Quant au contenu, les dossiers à venir sont de deux ordres :

Souveraineté : c’est bien beau la « concertation nationale » et les « gestes de gouvernance nationale », je suis d’accord avec tout ça. Mais il faut que l’on arrête de parler de cette stratégie comme un « en attendant ». « Puisque nous ne pouvons pas gagner de référendum, on n’en tiendra pas. Ce qui ne nous empêche pas, « en attendant », de faire des gestes de… ».

Vous voyez ce que je veux dire ? La gouvernance souverainiste, ça doit devenir une stratégie permanente, le moyen que nous utiliserons pour réaliser la souveraineté. Sortir du « tout ou rien », pour entrer dans le « toujours plus ». Et surtout, admettre que, pour y arriver, il est possible qu’on doive en venir à poser des gestes dits « de rupture ». Par exemple, si nous sommes élus avec le mandat de rapatrier l’assurance-emploi, la volonté populaire nous confère la légitimité de procéder autrement plus qu’une Constitution jamais sanctionnée démocratiquement nous en empêche. Donc, pas nécessairement de gestes de rupture, mais des gestes de rupture si nécessaire.

En outre, si je serai toujours d’accord avec la « promotion » de la souveraineté et que je suis convaincu qu’il faut en discuter, il faut admettre aussi que cette question est aussi celle qui a été le plus débattue, qui a fait l’objet du plus d’articles et de publications de l’histoire du Québec. Est-ce que ça veut dire qu’il n’y a pas de démagogie ou de désinformation qui se fait sur la question ? Absolument pas, mais c’est vrai de la plus infime question soumise au débat public. Cessons de parler donc et préparons nous à agir, quand nous serons au gouvernement. Les Québécois ne veulent plus nous entendre parler de souveraineté. Ils veulent nous voir faire « de la » souveraineté.

Il en va de même avec la question identitaire. Nous avons recommencé à en parler. C’est bien. Mais il ne faut pas reculer. Il faut que cette préoccupation s’incarne dans des politiques complètes et, surtout, cohérentes, notamment en matière d’immigration et sur la question linguistique. À quand une politique nataliste au PQ ?

Social-démocratie : Une fiscalité plus compétitive, hausser certains tarifs, c’est bien beau. Mais avouons que cela se rapproche plus du modeste recentrage que d’une redéfinition du modèle québécois… Il y a beaucoup plus que ça à faire et ça ne doit pas se résumer à se tirer un peu plus à droite.

La nécessité de moderniser la social-démocratie, à mon avis, se résume à la phrase suivante : les Québécois ne veulent pas nécessairement payer moins de taxes et d’impôts, ce qu’ils veulent, c’est savoir qu’ils en ont pour leur argent. Ça, ça se fait de deux façons.

Tout d’abord, en améliorant les services publics et les relations des citoyens avec l’État (augmentation du nombre de guichets uniques, meilleurs efficience des organisations, plus de services en ligne, une fiscalité plus adaptée au besoin des familles, etc…).

Ensuite, en rendant plus transparent le fonctionnement de la machine et des finances publics (facturation en blanc, ventilation des impôts payés par rapport au budget du Québec, whistleblowing, réforme des institutions, « town hall meeting »).

Donc, les premières positions du PQ sont prometteuses, mais on est encore loin d’un programme électoral et encore plus loin d’une réelle réflexion sur notre modèle de gouvernance. Ici aussi, il faut poursuivre le boulot. À ce sujet, je vous invite à surveiller le prochain textes des Trois travaux du PQ.

Le PQ est bien parti donc. Mais il ne doit surtout pas s’arrêter en si bon chemin. Et ici, je m’adresse à mes amis plus radicaux, qui ont l’impression que l’on ne va pas assez loin, que l’on manque de sincérité, notamment sur la question identitaire : le PQ est de retour (décidément, on s’en sort pas). Mais il revient de très loin. Il faut laisser le temps au temps. Nous avons repris les bons paradigmes, il est temps maintenant d’en tirer les bonnes conséquences. Je pense que Mme Marois est très ouverte à en discuter et qu'elle apprécie beaucoup le dialogue qu'elle a sû créer avec les militants. Ça viendra donc, à condition de ne pas lâcher.

En tous cas, moi, je suis toujours aussi emballé. Et motivé, surtout, par le travail qu’il reste à faire.

Posted by V at 14:16:03 | Permanent Link | Comments (5) |

Une belle bande de dégénérés…

Et voilà !

PÂ!-trick, le « Héros d’un peuple, » ici à QUÉ!-bec, a encore fait la démonstration du fait qu’Il est un vrai GÂ-GNANt !

Pas de doute… PÂ!-trick, c’est un VRÂ !

Lui, Il se laisse pas piler sur les pieds par le monde de MONT!-rial ! Pis le monde de Chicoutimi aussi. Heille, eux autres, c’est vraiment un gros village qui pensent qui peuvent compétitionner la gross ville… En-t-k !

Non mais, vous en avez pas assez vous autres, de ce spectacle désolant, semaine après semaine, de voir Patrick Roy perde un peu plus de sa dignité et de voir les gens de Québec en redemander ?

Voilà maintenant qu’il embarque sa marmaille dans sa stupidité. À la demande générale, voilà une nouvelle foi la démonstration de tout le talent de « l’Enfant Roy » :

 

alt : http://www.youtube.com/v/amKozbaTU_o&color1=0x2b405b&color2=0x6b8ab6&hl=en

« Lundi matin, le Roy, son flop et le commissaire, sont venus chez moi, ils regardaient par terre… »

En tous cas, je vous en avais déjà parlé, vous connaissez mon opinion à propos de ses sinistres individus.

Quoi qu’il en soit, quelle que soit la décision de la ligue, je souhaite juste que nos Saguenéens sacrent une volée aux Remparts cette semaine. C’est la meilleure façon de démontrer que quand un coach décide que les matchs de son équipe sont son show à lui, ce sont les joueurs et leurs partisans qui sont perdants.

Mais bon... tant que ça permet à PÂ!-trick de prouver qu'il est un GÂ-gnant !

Au fait ? Il existe pour qui ce club ?

Posted by V at 13:07:42 | Permanent Link | Comments (1) |