Jeudi, Janvier 31, 2008

Pourquoi Obama ?

Un petit texte de ma part, publié dans la plus récente édition du journal de la Faculté de droit de l'Université Laval, le Verdict.

J'ai hâte de lire vos commentaires...

En regardant la frénésie provoquée par l’émergence de Barack Obama, on ne peut s’empêcher de se rappeler l’excitation causée jadis par les candidatures d’André Boisclair et de Ségolène Royal. La gauche a cette fâcheuse habitude de s’enticher périodiquement de saveurs du mois éphémères, qui répondent davantage à un besoin d’idéaliser la réalité que d’une analyse politique rigoureuse.

Certes, on ne peut imputer à Barack Obama la responsabilité des émois des Christiane Charette et autres chroniqueurs devenus spontanément spécialistes de la politique américaine. Aussi devons-nous nous détacher des nouvelles ambiantes et nous livrer à une analyse froide de l’opportunité de la candidature de ce nouvel avatar du rêve américain.

En effet, pourquoi devrait-on souhaiter que le sénateur Obama remporte l’investiture démocrate en vue des élections présidentielles de novembre ? Quelles idées nouvelles met-il de l’avant ? Quelles sont ses chances réelles d’être élu et, ainsi, de mettre fin à la dérive politique, économique et intellectuelle que prennent les Etats-Unis depuis le début du siècle ? Qui est le plus à même de restaurer l’autorité morale et la crédibilité de ce grand pays qui fut celui de Jefferson, de Lincoln et de Roosevelt ?

Il y a bien eu ce positionnement lucide, pertinent et courageux, sur la nécessité d’intervenir au Pakistan si l’on souhaite sincèrement gagner la guerre au terrorisme. On peut par contre se questionner sur l’opportunité politique, diplomatique et stratégique, pour un « Commander in chief » éventuel d’évoquer publiquement une telle option. Il y a aussi cette ouverture, intéressante et attendue, quant à la mise en place d’une couverture universelle en santé. Ceci dit, il ne faut pas nier que, sur cette question, presque tous les candidats démocrates ont fait un bout de chemin. Mentionnons aussi que la sénatrice Clinton a, elle, déjà agit en ce sens, pendant la présidence de son époux, alors qu’elle a personnellement piloté une telle réforme, laquelle a malheureusement échouée. Ce geste lui vaut d’ailleurs toujours la haine des éléments les plus conservateurs du camp républicain.

Ainsi, donc, pourquoi élire Barack Obama ? Il est vrai que l’homme est doué d’une éloquence rare et est capable de prononcer des discours fort inspirant. Son parcours atypique aurait aussi le chic de nous réconcilier avec une Amérique qui nous apparaît souvent comment tellement bigote et fermée d’esprit. Quelqu’un qui a vécu dans plusieurs coins du monde et qui a ainsi été en contact avec plusieurs cultures et confessions religieuses donnerait aussi une couleur différente à une politique étrangère dirigée depuis 2001 par un président qui n’avait jamais quitté son territoire national avant son élection. La candidature du sénateur de l’Illinois suscite donc bien des attentes et c’est normal.

L’ennui, c’est que l’on cherche encore ce que Barack Obama peut amener, au-delà de l’espoir. Son manque de profondeur sur les enjeux a transparu plus d’une fois pendant les débats. Son inexpérience politique nous amène à nous questionner aussi sur sa capacité à faire face aux attaques quotidiennes d’une course qui s’étendra sur près de neuf mois.

Les républicains l’ont démontré, ils peuvent agir comme de véritables chats de gouttière quand vient le temps de gagner une élection. Les fausses rumeurs et les crocs-en-jambe que subie déjà Obama ne sont qu’une partie de plaisir comparativement à ce qu’il aurait à affronter d’ici à novembre. Si se priver de sa candidature pour cette raison serait plier l’échine devant l’intolérance et accepter la politique dans ce qu’elle a de plus sale, se demander si l’homme a ce qu’il faut pour y faire face est toutefois légitime.

Hillary Clinton, quant à elle, fait face à ces attaques depuis plusieurs années. Elle a fait preuve, aux heures les plus sombres de sa campagne, de beaucoup de cran et de résilience. En ce qui la concerne, la question de savoir si elle peut passer l’épreuve du feu se pose beaucoup moins.

En conclusion, on ne peut douter que Barack Obama représente une figure politique prometteuse et représente, pour reprendre une expression très franco-française, « l’Amérique qu’on aime ». Ceci dit, l’option Obama est trop risquée et ne bénéficie pas d’assises assez solides pour s’y engager avec l’enthousiasme insouciant que certains présentent ces jours-ci. Aussi, l’homme est jeune (46 ans), il lui reste bien encore cinq élections présidentielles pour avoir sa chance. Si il est réellement capable de donner ce que certains attendent de lui, rien ne sert d’allumer la mèche précipitamment et d’en faire le plus grand pétard mouillé de l’histoire politique américaine. Les démocrates comptent déjà dans leurs rangs bien assez d’ancien « next president of the United States ».

En somme, il y a de ces moments où « espoir » doit rimer avec « patience ». Après huit ans de dérive, il est fort possible que l’Amérique en soit là.

Posted by V at 05:31:22 | Permanent Link | Comments (2) |

Jeudi, Janvier 24, 2008

De la bombe

Deux personnes qui vont avoir un très gros jeudi, suite à la publication de cette nouvelle :

- Christine St-Pierre, qui aura l'odieux de défendre le manque de transparence et l'indifférence de son gouvernement devant le déclin du français.

- Pauline Marois, qui devra répondre aux nombreux appels des militants du PQ à un durcissement de sa position.

Prédiction #1 : L'ADQ, toujours aussi mal à l'aise avec l'enjeux linguistique, risque de tenter quand même, cette fois-ci, de faire quelque chose sur la question, en attaquant le gouvernement sous l'angle de la transparence.

Prédiction #2 : L'équipe tactique de la Presse (Pratte, Dubuc, Boisvert mais heureusement pas Marissal qui a découvert cette semaine qu'il était un spécialiste de la politique américaine) vont tous s'égosiller vendredi matin pour dire à quel point tout cela ne veut rien dire et à quel point le français se porte bien, grâce à notre présence dans la Confédération canadienne. Pendant ce temps, le "jeune loup qui monte", j'ai nommé Patrick Lagacé, fera une autre chronique fort pertinente sur un sujet de société fondamental du genre : "Ces femmes qui ne se lave pas les mains quand elles vont à la toilette".

"And the band played on".
Posted by V at 01:55:27 | Permanent Link | Comments (4) |

Mardi, Janvier 22, 2008

Gros idiot

Écoutez CHOI un peu…

Vous allez le comprendre bien vite !

“PÂ!-trick Roy” ! C’est un winner ! Un vrai GÂ-GNANt !

Ben oui, son style dérange ! Mais c’est parce que c’est pas un FO-NEY, lui, au moins !

Lui, au moins, il fait comme il pense ! C’est pour ça que c’est un GÂ-GNANt !

Nous on l’aime « PÂ-trick » ! (On l’haïssait pour les mêmes raisons quand il a clanché les Nordiques à lui tout seul en 93, mais en tous cas…)

Ouais ! Vive « PÂ-trick »! Pis sa femme, une vraie « femme d’affaire de QUÉ-BEC », qui accepte que si son homme la bât, c'est parce qu'elle l'a méritée!, pas parce qui l'aime pas! Pis ses fils - des sous-talentueux, probablement dégénérés par toutes les fois que leur POPA, à qui l’on permet tout ici à QUÉ!-BEC, les a traîné sur les meilleurs terrasses cheaps de la ville, à bord de son beau HUM!-MERS, des « ES-POÈRES! qui vont poursuivre l’EUVRE de LEU PÉRE! ».

Allez voir ça, c’est de toute beauté ! De la grande classe, mes amis, vous allez adorer !

Je vous le dis, un « VRA GÂ-GNANt, not’ PÂ!-TRICK » !

C'est pour ça que les bien-PÊNSANTS l'aiment pas ! C'est un GÂ-GNANt qui dit s'qui pense pis qui fait pas comme les autres ! Y dérange !

Merci, Patrick, de nous apprendre à « être des GÂ!-GNANtS » !


« Gros osti de moron ».

Ça, c’est ma ligne…

Et, pour finir, un succès souvenir, ce pourquoi on le « Ri!-SPACTE » « ICITTE » à « QUÉ!-BEC », « passe-quia-papeur-lui-omoin! » :

alt : http://www.youtube.com/v/kl2xMXXOw4M&rel=1

Merci PÂ!-trick, notre héros, pour le bel exemple que tu donnes à nos jeunes !

Posted by V at 03:42:41 | Permanent Link | Comments (1) |

Jeudi, Janvier 10, 2008

Mal de blogues…

Qu’est-ce qui se passe les mecs ?

On s’est embourgeoisé ou quoi ?

Non mais, je nous regarde et je ne nous reconnais plus !

Avant, c’était un feu roulant : Tetoine, Cpt Virgil, UHEC, Renart, les blogues souverains et etc… ; on était en feu, on refondait le monde !

Et puis plus rien… ou plus grand chose, pour être plus exacte.

Que s’est-il passé ?

C’est arrivé après qu’on ait eu la peau d’Élodie Gagnon-Martin (alias, secrétaire masculin d’un député adéquiste). Je suis convaincu que si quelqu’un étudiait la fréquence de nos billets entre ce moment et les semaines qui suivent, la chute qui suit cet événement, pourtant glorieux, serait drastique. Comme si on avait perdu notre ennemi suprême, celle qui nous met en crisse à chaque jour, par sa malhonnêteté intellectuelle. David G. nous envoie un graphique mal fait, David C. nous poste une image moronne : non mais, on s’en câlisses-tu ? On le sait que personne va y croire. Mais Pierre Morin qui nous envoie un de ses sophismes bien taillés et nous voilà repartis pour un tour !

Mais depuis qu’on l’a descendu, ce salaud, (et, au passage, depuis que l’Assemblée a investigué le contenu, plutôt gênant, de son ordinateur) nous voilà démobilisés, démotivés.

La chute d’Élodie nous a tous enlevé un peu le goût, on dirait.

On y croyait ! On pensait tenir la nouvelle agora, le vrai espace public. Mais on s’est aperçu que, autant les politiciens que les médias, personne en dehors de la blogosphère ne s’intéresse à la blogosphère. Et c’est dommage. L’incident EGM a démontré comment, au fond, la fameuse blogosphère c’était un peu n’importe quoi et que, au fond, tout le monde pouvait bien y écrire n’importe quoi. Alors les rares qui s’intéressaient à nous, « Les Coulisses du pouvoir », « Sur le Web » avec Philippe Schnobb et Sophie-Hélène se sont mis à couvrir davantage les sites web traditionnels et les blogues étrangers. Et ils avaient bien raison parce que, c’est vrai, notre blogosphère, c’était un peu n’importe quoi.

Posted by V at 01:59:19 | Permanent Link | Comments (10) |