Dimanche, Septembre 30, 2007

Législatives en Ukraine : la force des images

J’aime bien suivre la politique ukrainienne. Pour de bien mauvaises raisons. En effet, j’aime suivre les tribulations des personnages tellement typés et symboliques qui jouent dans ce feuilleton politique passionnant que vit l’ancienne république soviétique.

Peu de gens sont d’accord avec moi, mais je crois que la politique est essentiellement affaire d’émotions et non d’idéologies, ce qui est peut-être malheureux. Le leader doit entrer en synergie avec son peuple. Il ne s’agit pas d’une affaire de faiseurs d’images et de « spin doctors » : plus souvent qu’autrement, ce sont les événements qui font les hommes (et les femmes!) et changer l’image d’un politicien est une chose excessivement difficile, comme l’expérimente douloureusement Stéphane Dion ces jours-ci.

Pour revenir à l’Ukraine donc, sa politique est vraiment intéressante à suivre car elle a suivit parfaitement le schéma de construction d’un héros mythique, théorie que je vous avais déjà présenté sur ce blogue. Avant de vous expliquer précisément où je veux en venir, je vous fais une bien modeste présentation de l’histoire contemporaine de l’Ukraine avec un petit coup de main de la part de mon ami Wikipédia.

Royaume millénaire, l’Ukraine a connu à travers son histoire différents degrés d’intégrations à l’ensemble russe, de l’époque où les « Princes de Kiev » régnaient sur « toutes les Russies » jusqu’à l’époque impériale. Autour de 1920, elle est envahie par l’Armée rouge et jointe à l’URSS. Elle devient alors un centre industriel important en même temps que l’on cherche à assimiler définitivement les ukrainiens aux russes. C’est toute l’histoire ukrainienne en fait : doit-on se tourner vers l’Europe ou vers la Russie ? Il n’est pas étonnant donc que la vie politique de ce pays soit cadencée par l’opposition entre pro-occidentaux et pro-russes depuis l’indépendance définitive de l’Ukraine en 1991.

Ce qui nous ramène à l’élection présidentielle de 2004. Le bloc pro-russe (dirigé par le Parti des Régions, en bleu) est au pouvoir. Le président sortant se nomme Léonid Koutchma et est un proche de Vladimir Poutine. Son premier ministre, Viktor Ianoukovitch, est candidat pour lui succéder. Face à lui, se trouve le libéral et pro-occidental Viktor Iouchtchenko (Parti Notre Ukraine, en orange). Celui-ci se démarque par un discours basé sur le contact direct avec les gens où il promet de lutter contre la corruption et de libérer l’Ukraine du contrôle du Kremlin. Charismatique, il est très populaire et se dirige vers la victoire.

C’est là où l’histoire devient fascinante. Quelques semaines avant l’élection, Iouchtchenko est empoisonné à la dopamine, dans la plus pure tradition russe. Il survit à cette attaque mais s’en retrouve irrémédiablement diminué et enlaidie par les crevasses que le poison a laissée sur son visage, ce qui est fort fâcheux quand on mise sur son charisme pour se faire élire, vous en conviendrez.

La campagne présidentielle finit par se rendre au second tour. Les sondages à la sortie des urnes (habituellement très fiables) donnent Iouchtchenko gagnant par 11%. Les oranges sont en liesse. Mais voilà : les résultats officiels annoncent la victoire du bleu Ianoukovitch en même temps que les observateurs étrangers dénoncent de multiples irrégularités dans l’organisation du scrutin et du dépouillement. C’est alors que commence la Révolution Orange.

Chaque soir, des milliers d’Ukrainiens en colère se réunissent à Kiev, la capitale, pour réclamer la tenue d’un nouveau tour de vote. Les images sont superbes : il fait nuit, Iouchtchenko, un foulard orange autour du cou, harangue la foule, de la buée sort de sa bouche parce qu’il fait froid (on est en décembre en Ukraine…), à la Place de l’Indépendance en plus. Non mais, vous trouvez pas ça beau vous ? Il est rejoint sur scène par son adversaire du premier tour, la conservatrice Ioulia Tymochenko, superbe petite femme à qui ses cheveux nattés donne l’air d’une fée ukrainienne. La coalition orange est en marche, l’Occident s’émeut et quelques temps plus tard, après moult péripéties devant la cour suprême et sous les pressions internationales, la tenue d’un nouveau tour est organisée, sous forte présence d’observateurs internationaux. Il est remporté par Viktor Iouchtchenko qui devient président.

C’est drôle quand même l’influence qu’a eu cette élection sur notre propre politique. Suffit de regarder un congrès politique et de voir la quantité de bolos qui se promene avec un foulard de couleur dans le cou pour marquer leur appartenance à un camp. Je me rappelle avec amusement un groupe de jeunes du PQ qui s’étaient mis à arborer un carré orange pour marquer leur volonté de prendre leur place dans le parti. « Attention, leur disais-je, c’est quand même à une révolution de droite que vous vous associez…»

Parce que c’est bien de ça qu’il s’agit : un mouvement populaire de droite. Un mouvement pour le respect de la démocratie, certes, mais une récupération populiste qui sert des idées de droite. Ce qui me fait dire à la gauche : vous voyez, il arrive que la droite soit dans son bon droit et que ce soit elle arrive le mieux à incarner les aspirations du peuple. Ce qui me fait dire à la droite aussi : attention, il arrive que quand on promet le changement à tous crins et la liberté pour tous, le réveil soit brutal et le prix à payer élevé.

En effet, trois ans plus tard, la coalition orange a éclaté. Neuf mois après son élection le président Iouchtchenko limogeait sa Première ministre Tymochenko à cause de mésententes irréconciliable dans la conduite du gouvernement, comme quoi l’équation entre libéralisme économique et conservatisme politique ne fonctionne pas à tous coups. Plus tard, « Notre Ukraine » se faisait ramasser aux législatives par les bleus de Ianoukovitch, avec qui il sera obligé de composer comme nouveau chef du gouvernement. C’est que le président n’a pas réussi à enrayer la corruption, les membres de son parti ont été accusés d’en bénéficier, l’abondance pour tous n’est pas survenue, la condition des gens ne s’est pas améliorée et les Ukrainiens sont en colère, encore. Et aujourd’hui, ils votent et le président en est réduit à espérer une victoire de Tymochenko pour sortir du cul de sac où se trouve sa présidence. Moralité pour les gens de droite donc : quand vous promettez « la révolution du bon sens », organisez vous donc pour réaliser vos engagements, sinon vous risquez de trouver le temps excessivement long.

C’est donc une histoire riche en enseignement que celle de l’Ukraine contemporaine. Mais surtout, quelles superbes images : Viktor Iouchtchenko en héros christique marqué dans sa chair, son alter ego (ils ont le même prénom en plus) Ianoukovitch en sinistre valet du Kremlin, la figure obscure de Leonid Koutchma, Vladimir Poutine qui se profile en arrière tel un empereur fantomatique et la lumineuse Ioulia Tymochenko avec ses nattes à la princesse Leïa. Très intéressants sur le plan cosmétique donc et riche en enseignement sur le plan politique. Nos politiciens devraient s’en inspirer.

« M. Dion ? Qu’est-ce que vous faites ? Non, lâchez cette bouteille ! Non ! Ne buvez pas ça ! C’est du poison !!! »

Mise à jour, 18h00 : Selon les sondages "sorties des urnes", le Parti des régions du Premier ministre Ianoukovitch arrive en tête avec 35% des voix, avec 30% pour le Bloc Tymochenko. "Notre Ukraine", le parti présidentiel, recueille quant à lui à peine 15% des suffrages. Il s'agit toutefois d'une victoire pour le président Iouchtchenko : Tymochenko a annoncé son intention de diriger un gouvernement issue de la coalition orange (qui cumule plus de 45% du vote), plus forte au parlement que la coalition bleue, composée du Parti des Régions et des communistes (40%).

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Samedi, Septembre 29, 2007

Pierre Morin admet : une grande victoire pour la démocratie

Mise en situation. Vous vous appellez, disons, Roger Moquin. Comme vous êtes un adéquiste convaincu, vous décidez de démarrez un blogue sur lequel vous diffuserez les spins du parti que vous chérissez et où vous pourrez pousser des enjeux que votre parti ne peut pas pousser lui-même, vu sa position. Afin de ne pas trop vous faire remarquer et d’avoir la paix vous signerez vos textes « Éloi Gagné-Martel ». Un jour, un article paraît dans le journal : « Éloi Gagné-Martel serait en fait le pseudonyme de Pitre Miron, employé de l’Assemblée nationale. » Vous vous tapez sur la cuisse ! « Ils peuvent toujours courir ! Partis comme ils sont là, ils me trouveront pas de sitôt ! »

Mais voilà, ce n’est pas ce qui est arrivé. La personne qui était derrière le blogue d’Élodie Gagnon-Martin a choisi, dans la tourmente, de le fermer… Sentait-elle la soupe chaude ?

La fermeture du blogue « Les Dessous… de la politique » constitue une admission tacite. À la limite, pour l’auteur, il aurait été plus cohérent de continuer d’exploiter son blogue, afin d’éviter de confirmer les soupçons. Mais voilà, pourquoi Pierre Morin aurait choisi de fermer son blogue ? Parce que la situation était intenable, tout simplement.

Parce que je connais le fonctionnement des partis politiques, je peux vous affirmer une chose : cette décision ne vient pas de Pierre Morin, elle vient de la direction de l’ADQ. Devant la controverse, l’employeur de Morin lui a dit : « Je ne te back plus. Je ne veux plus courir ce risque. » La direction de l’ADQ ne veut pas d’une manchette disant « Un employé de Marc Picard déclare que le PQ est « brun marde ». »

La seule explication logique du retrait de ce blogue, c’est celle-là. Si le blogueur n’était pas Pierre Morin, il serait toujours actif. Si le blogueur était Pierre Morin et qu’il n’en avait été que de lui, il le serait aussi.

C’est tout à l’honneur de l’ADQ. Elle témoigne ainsi de sa volonté de faire de la politique de façon professionnelle et responsable. Pour un parti qui prétend faire de la politique autrement, il était temps.

C’est une grande victoire pour la démocratie. Les blogues politiques sont en effet appelés à devenir un acteur important du débat politique. Mais voilà : pour se permettre de s’exprimer sur les enjeux collectifs, il faut le faire à visière levée. Sinon, de quel droit pourrait-on demander aux personnalités publiques d’agir de façon transparente, si elles peuvent être attaquées et diffamées par une personne masquée ? Ce serait injuste et immoral et il doit en être autrement.

Il faut réfléchir à l’éthique de la blogosphère politique. Qu’est-ce qu’on peut dire ? Qu’est-ce qu’on ne peut pas dire ? Comment le faire. Les politiciens sont liés par des règles légales. Les journalistes ont des règles déontologiques. Par conséquent, il serait inacceptable que la blogosphère devienne le Far West du débat public.

Sinon, préparez vous. Ça ne fait que commencer. Ça fait un an et demi que je blogue et c’est une partie importante de ma vie dont je ne pourrai plus me passer. Pierre Morin reviendra donc. Il le fera en tant qu’anonyme et non plus sous une fausse identité. Il a appris. Il faudra être prêt à riposter. Nous en discuterons donc à nouveau dans les prochaines semaines. Nous discuterons aussi de l’éthique du blogueur politique. Mais, plus rapidement, nous nous questionnerons aussi sur les méthodes de gestion de l’ADQ.

En effet, en quoi le troisième vice-président de l’Assemblée nationale, Marc Picard, a-t-il besoin d’un directeur de cabinet payé par les contribuables, en l’occurrence Pierre Morin ? Combien cela nous coûte-t-il ? Quelle est sa définition de tâche ? Cette dépense est-elle justifiée ?

On va avoir du fun mon Pierre, accroche toi bien. Et en plus, nous, on agira conformément à la loi.

Bonne chance.

Posted by V at 04:19:15 | Permanent Link | Comments (1) |

Vendredi, Septembre 28, 2007

Chère Élodie

Tout le monde qui suivait ton blogue le savait : Élodie Gagnon-Martin n’est probablement que le pseudonyme utilisé par Pierre Morin, alias MisterPi pour continuer à bloguer tout en étant sur le payroll de l’ADQ. Non pas qu’un employé politique n’ait pas le droit de bloguer. C’est seulement qu’aucun employeur n’aimerait avoir à répondre des propos orduriers qui se sont tenus sur ce blogue.

Si tu as lu ma chronique précédente sur « L’Affaire Marois » et que tu es un peu brillant, tu ne manqueras pas de me faire remarquer que je suis en train de me dédire. « Il revient à ceux qui veulent démontrer quelque chose de prouver leurs dires. » Les commentaires à ce sujet que tu as fait sur votre blogue témoigne que ce n’est pas ta façon de voir les choses.

Voyons voir comment tu apprécies ta propre médecine. C’est ton problème donc, chère Élodie. Tu dis que l’article du Devoir est faux ? Prouve-le ! Tu as voulu jouer le jeu de devenir un acteur politique en publiant nombre de lettres ouvertes et ce, sans devoir répondre de tes propos à la face du public et de ton entourage ? Maintenant on te traîne dans la boue. C’est désagréable ? Voilà ce qu’il en coûte et voilà ce que les gens tels que toi infligent à leurs adversaires jours après jours.

Et un coup parti, on va tout régler. Je t’accuse d’être aussi derrière le site « Anti-souverainiste ». Je t’accuse aussi d’être derrière le faux blogue de Pauline Marois. Bizarre cette habitude que vous avez les adéquistes de démarrer des blogues anonymes… Faut croire que vous n’êtes pas à l’aise de vivre avec les conséquences potentielles de vos points de vue… Des pleutres, c’est ce que vous êtes. Vous qui prétendez vouloir faire de la politique autrement l’avez plutôt descendue à des niveaux de bassesses jamais atteints. Tu as d’ailleurs baptisés ton texte : « Le Devoir dans les bas fonds de la blogosphère… ». Il s’est en effet intéressé à ce qui se fait de plus minable dans le genre.

C’est important ce que l’on fait ici. On participe à l’agora. On influence la perception des gens. Ne sous-estimons pas notre pouvoir. En outre, comme toi et moi sommes prêt de la direction d’un parti politique, nous avons accès à des informations privilégiés que nous utilisons parfois. Il faut être responsable. Par ailleurs, on se rappellera de cette anecdote la prochaine fois que tu critiqueras un politicien pour son manque de transparence.

Le feras-tu Élodie ? Montreras-tu patte blanche ? Reconstruiras-tu ta crédibilité en nous disant une fois pour toute qui tu es vraiment ? Où prouveras-tu enfin qu’Élodie existe réellement ?

Un peu absurde comme situation quand même… Tu vois, personne ne remet en doute l’existence de Claude Villeneuve. Personne ne remet en doute l’existence de David Chrétien. Personne ne remet en doute l’existence de Louis de « Un homme en colère ». Si ça devait arriver, il me semble que nous nous empresserions de diffuser une information prouvant que nous existons réellement. Serait-ce quelque chose d’impossible pour toi ?

Il faut être prudent avec ce genre d’assertions, mais le simple fait que tu ais à prouver ton existence et que tu te refuses à le faire ne constitue-t-il pas le meilleur argument à la thèse que tu n’existes pas ?

Bonne chance.

Posted by V at 17:07:04 | Permanent Link | Comments (6) |

"L'Affaire Marois" pour les nuls...

Bon. Il semble que certains soient plutôt « durs de comprenure », comme on dit chez moi (Région qui, selon le Doc Mailloux, serait peuplée d’une grande quantité de tarés. Venant de lui ce serait un compliment, si seulement il n’était pas lui-même natif de Dolbeau. Si toutefois sa théorie est vraie, ça explique bien des choses en ce qui le concerne…).

Je veux parler plutôt de toute cette histoire entourant la résidence de Mme Marois. Mes lecteurs adéquistes seront contents : ils pourront enfin, à bon droit, commenter l’affaire sur mon blogue.

On part !

Allégation #1 :Pauline Marois a construit sa résidence sur des terres publiques

Faux. La maison se trouve sur son propre terrain. Celui-ci se trouve par contre entouré d’une emprise sur laquelle il faut passer, en traversant une grille et une haie, lesquels se trouvent sur des terrains appartenant au Ministère des transports. Cette situation n’a rien d’irrégulier. Dans notre droit, le propriétaire d’un terrain a le droit d’en permettre l’usage et l’exploitation à un tiers, s’il souhaite ne pas nuire au développement sans pour autant s’aliéner son bien, en vue d’une utilisation future. Construire une autoroute genre....

« Le bureau montréalais de Mario Dumont se trouve sur des terres publiques ! » Et oui, il se trouve à la Place Ville-Marie, une propriété privée, sise sur un terrain appartenant à la ville de Montréal. Il en va de même pour le Hilton Québec. Les cas sont multiples dans la province de Québec : des agriculteurs qui exploitent des lots appartenant au gouvernement, des écoles privées qui bénéficient d’un droit de passage. Rien d’irrégulier donc.

La question est la suivante : Pauline Marois s’est-elle servi de sa position politique pour obtenir le droit d’usage de ce terrain ? Probablement pas. Ce genre de trucs ne se gère pas au niveau politique, les fonctionnaires les traitent selon des protocoles pré-établis. Ils en reçoivent des dizaines à chaque mois des demandes comme celle-là. Ce ne sont certainement pas les adéquistes qui vont nous demander de rendre la machine gouvernementale plus complexe, n’est-ce pas ?

Allégation #2 : Pauline Marois, ou plutôt son mari, a soudoyé un voisin pour qu’il produise un faux affidavit afin de lui permette d’obtenir son dezonage en 1992.

En fait, il ne s’agit pas d’un pot de vin, mais bien d’une compensation. Quand on entreprend des démarches judiciaires ou administratives, il est courant de verser aux témoins une compensation pour les charges encourues ou pour le dérangement : son temps, les honoraires d’un avocat, s’il en a requis un pour l’assister dans la rédaction de son affidavit, etc...

Ceux qui diffusent des faussetés sur les gens s’en rendront compte bien assez tôt quand ils se retrouveront en Cour : il est tout à fait normal, courant et plutôt incontournable en fait, de procéder ainsi. Et pour le peu que j’en sais, 500$ pour ça, comme Pauline Marois l’a admis, c’est plutôt bon marché ! On pourra donc soupçonner Claude Blanchet d’être un peu pingre et mais pas d’être malhonnête.

Allégation #3 : Pauline Marois a obtenu son dézonage en 1988, comme l’indique un article paru à l’époque dans la Presse, et un commissaire péquiste a participé à la décision.

Là, il faudrait le savoir. C’est en 1988 ou en 1992 qu’il a lieu le dézonage ? C’est comique, parce que les tenants de la thèse de la malhonnêteté du couple Marois-Blanchet font circuler les deux spins de façon concurrente, preuve manifeste qu’ils ne comprennent pas eux-mêmes le fond de l’article de la Gazette…

Alors, il est arrivé quand le dézonage ? En 1988 ou en 1992 ? Non ! Non. Ne tentez pas de vous défiler : c’est à ceux qui cherchent à faire croire des choses à prouver leur dire. Sinon, c’est de la diffamation. En outre, pourquoi la Gazette n’a-t-elle pas encore tenu compte de cet article pour défendre son hypothèse ? Parce que l’un annule l’autre par exemple ?

En attendant, ceux qui veulent prétendre que Pauline Marois a fait une quelconque intervention politique doivent apporter des preuves de ce qu’ils disent. Et non, un article de journal faisant remarquer qu’un péquiste siégeait sur la commission, ne constitue pas une preuve de malhonnêteté.

Le fardeau de démontrer qu’elle n’est pas intervenue est trop exorbitant et les conséquences de ces supputations sont trop graves pour qu’il en soit autrement. À partir de ce moment, il s’agirait simplement pour quelqu’un de lancer n’importe quelle fausseté sur un politicien et ensuite de se mettre les mains dans les poches en disant : « Qu’il prouve que c’est faux maintenant ! »

On peut bien se mettre à fonctionner comme ça, mais je ne suis pas sûr que ce serait le Parti Québécois qui en ressortirait le plus amoché...

La suite demain...

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Jeudi, Septembre 27, 2007

Rompre avec la démission identitaire

 

C'est avec beaucoup de plaisir que je vous annonce la parution dans le Devoir de ce matin du troisième texte du Collectif "Les Trois travaux du Parti Québécois".

"Rompre avec la démission identitaire" porte sur la nécessité, pour les souverainistes, de se réapproprier le discours nationaliste et la question de l'identité québécoise. Sans cette dernière, l'idée de faire la souveraineté n'a aucun sens.

Pour ce faire, le Parti Québécois doit se présenter aux prochaines élections en présentant une politique énergique quant à la protection de la langue française, en révisant notre conception de l'immigration et en réformant les institutions québécoises pour les adapter à nos besoins actuels.

En cet automne où les accommodements raisonnables, la réévaluation de la politique d'immigration du gouvernement du Québec, les 30 ans de la Charte de la langue française et les attaques judiciaires dont elle est toujours l'objet entretiennent les débats, le sens du "nous" redevient d'actualité. "Rompre avec la démission identitaire" se veut donc une réflexion sur la manière pour le Parti Québécois d'incarner ses nouvelles résolutions dans le projet politique qu'il présentera aux Québécois lors des prochaines élections.

Vous pouvez consulter le texte à l'adresse suivante : http://les3travaux.blogspot.com

Au plaisir de recevoir vos commentaires !

Posted by V at 09:34:12 | Permanent Link | Comments (0) |

Mercredi, Septembre 26, 2007

Les sondages se suivent…

Pas besoin de chercher de midi à quatorze heures pour comprendre le sondage parut ce matin qui met l’ADQ de retour en tête.

Tout d’abord, enlevez-vous de la tête que ces chiffres sont attribuables à l’histoire de la Gazette : les données ont été recueillies du 13 au 23 septembre et la nouvelle est sortie le 22. Trop peu d’interview ont été faite donc alors que l’histoire était connue, trop peu de temps s’est passé pour qu’elle se soit implanté dans les esprits.

Pour ma part, je suis plutôt porté à penser que c’est le résultat des partielles de lundi qui ont eu cet effet. La différence entre le PQ et le Bloc n’est pas toujours bien comprise et il est possible et normal que les difficultés du second paraissent sur les chiffres du premier. Je suis par contre excessivement surpris par le 24% du PLQ. De mémoire, je ne me souviens pas d’avoir vu rien de tel. J’ai des doutes…

Ceci dit, j’ai eu accès aux chiffres d’un sondage privé aujourd’hui, lequel a été effectué entre le 19 et le 23 septembre. Une période plus restreinte et donc plus fiable (sans compter que le CROP était un sondage omnibus, dans lequel on vous pose une question sur votre vote entre deux questions sur une marque de shampooing). Les nouvelles sont bien meilleures pour le PQ, qui fait mieux que lors du CROP de la fin-août, et inquiétante pour l’ADQ, qui est plus faible que dans ce même sondage. Ceci vient contredire ma thèse des partielles. Mais le PLQ est au même niveau, ce qui semble indiqué que le CROP dit vrai, à tout le moins là-dessus.

J’en conclue donc que, avant l’élection de Pauline Marois, mais aussi avant que l’histoire de sa propriété se soit implantée dans l’opinion, l’ADQ et le PQ étaient et sont toujours à égalité virtuelle.

Il faudra continuer de travailler donc. Parfait, c’est exactement le message que doivent entendre les militants du PQ. Souhaitons-nous que l’enthousiasme dépourvu d’esprit critique et vide de doute des adéquistes se maintiennent.

Posted by V at 21:47:43 | Permanent Link | Comments (0) |

Mardi, Septembre 25, 2007

Les mauvaises habitudes

Ça commence comme ça. Les succès du passé nous empêche de voir venir le mur des erreurs. On est tellement convaincu d’avoir la « touch », la légitimité, qu’on ne voit pas pourquoi les victoires ne continueraient pas de s’accumuler.

On perd le sens critique. Si nous avons pris cette décision, il devait y avoir des raisons, non ? À plus fortes raisons quand on se sent proches (ou qu’on fait parti) des gens qui ont définis tel orientation ou tel stratégie, on perd la capacité de se remettre en question. Si le public n’est pas d’accord avec nous, c’est soit qu’il ne comprend pas, soit qu’on a pas une bonne stratégie de comm. C’est jamais l’idée en elle-même qui est problématique.

On est plus capable d’avouer ses échecs, ses erreurs. On trouve des excuses ou des coupables. Tout, sauf avouer que c’est de notre faute. On part des spins sur l’ennemi : « Dites en du mal tant que vous pouvez, il en restera toujours quelque chose. »

C’est ainsi que l’on devient au contact du pouvoir. Je le sais, je l’ai déjà vu.

Le problème avec l’ADQ, c’est qu’elle est encore loin du pouvoir… et qu’elle agit déjà comme ça !

Non, mais, les avez-vous vu ? Les avez-vous, les adéquistes, prédire leur victoire dans Charlevoix ? Les avez-vous vu, tout penauds, évoquer l’appui de nombreux libéraux pour justifier la victoire de Pauline Marois ? Et ce, même si le vote adéquiste à reculer par rapport au dernier scrutin. Même si la participation, quand même forte pour une partielle, a sans doute connu une baisse notamment à cause de l’absence d’une option libérale.

Dumont l’a dit : avec un candidat libéral, la partie aurait été plus difficile pour Mme Marois. Le problème, mon cher Mario, c’est que ça fait un mois que votre spin c’est plutôt que vous avez des chances justement parce qu’il n’y a pas de candidat libéral. Ça fait un mois qu’on peut lire sur les blogues adéquistes qu’un libéral, c’est bien plus porté à voter ADQ que PQ. Un mois que le candidat adéquiste se pointe avec des notables et des organisateurs libéraux partout pour rallier leurs partisans. Vous avez passé un mois à détruire la spin que vous essayez de nous rentrer dans la tête aujourd’hui. Comme ça, y a pas seul un libéral qui a voté pour vous ? Pas fort, après avoir fait tant d’efforts pour les courtiser…

On entendait les souhaits en plus : « Les péquistes sont en panique, André Arthur l’a dit, ça doit être vrai ! » « Les pointages adéquistes disent pas la même chose que les sondages, Jeff Fillion l’a dit! » On se met à prendre ses désirs pour des réalités.

Il y a les suppositions aussi. « Si l’histoire de la Gazette avait passé avant, on l’aurait eu la Pauline! » Heee… non. Parce que l’histoire ne résiste pas à l’examen juridique le plus élémentaire. Parce que l’article de Marsden empeste tellement le mépris anglo-saxon envers les francophones qu’il ne peut avoir l’air d’autre chose que d’une job de bras. Ou encore cette idée de prétendre que Pauline Marois a tenté de faire croire aux Charlevoisiens que son chalet était sa résidence principale. Ben non, c’est pas ce qu’elle a fait. Sont pas bonnes vos spins. Elles sont fausses et elles ne fonctionnent pas.

Il faut être indulgent avec les adéquistes. Ils apprennent. Pour la plupart, ils suivent la politique depuis très peu de temps. Ils n’arrivent pas encore à bien saisir les tendances et les mouvements de fond. L’enthousiasme avec lequel David Chrétien et le type de « Chez nous c’est pas Pauline » (qui est plutôt libéral, au passage) ont prédit la défaite de Marois témoigne d’un comportement qui n’est pas rare chez les novices ou les endoctrinés : on identifie son désir, on imagine un scénario où il se réalise et ça devient notre prédiction, au mépris des autres signaux. J’étais comme ça aussi quand j’ai commencé sauf que je militais pour un parti alors usé par le pouvoir.

Hé non les mecs. Ça ne se fera pas comme par magie. L’appui à l’ADQ ne continuera pas à monter, comme la marée, parce que les Québécois seraient rendus là tout d’un coup. Il faudra travailler plus fort, être meilleur. Vous aurez pas le choix, parce que Pauline Marois arrive justement au PQ avec cette attitude là, celle de vouloir tout retourner, admettre nos erreurs, avoir un peu d’humilité. On a encore beaucoup de travail devant nous et on l’admet. Faudra faire la même chose de votre côté. Et surtout arrêtez de penser que tout à coup, parce que l’on veut gagner très fort, parce qu’on le sait qu’on est bon nous, parce que les gens vont finir par comprendre, on va gagner les élections.

C’est un comportement de vieux parti ça !

Mise à jour, mardi matin, 11h00 : Suivez bien la réaction des blogueurs adéquistes au sondage de ce matin. Exactement ce que je dis : l'impression que le pouvoir leur tombera dans les mains comme un fruit mûr.

Posted by V at 21:44:27 | Permanent Link | Comments (14) |

Recul adéquiste dans Charlevoix

La tendance que nous laissait poindre les sondages ces derniers temps se confirment : le PQ monte, l’ADQ baisse. En effet, les résultats de la partielle d’hier dans Charlevoix le prouvent : l’appui aux troupes de Mario Dumont recule.

Lors du scrutin général de mars 2007, l’adéquiste Conrad Harvey avait recueillie 7436 voies. En septembre de la même année, il en a obtenue 7125, soit 311 de moins.

Négligeable vous dites ? Attribuable au taux de participation dites vous ? Effectivement, 5000 personnes en moins se sont prévalues de leur droit de vote, fort probablement des électeurs majoritairement libéraux privés de candidat.

C’est d’ailleurs à eux que les militants de l’ADQ imputeront leur défaite : les libéraux auraient reçu une consigne d’appuyer la candidate Marois. Cette théorie aurait encore certaines vertus si le candidat de l’ADQ n’avait pas passé la campagne à s’exhiber au côté de libéraux notoires pour rallier cette clientèle à son parti. Comme le disait le célèbre blogueur David Chrétien lors du déclenchement de la partielle : « En outre, pour qui voteront les électeurs habitués à voter pour le PLQ et délaissés cette fois-ci par leur chef ? ... Sûrement pas pour le PQ pour la plupart d'entres-eux. »

Pour un libéral, il est beaucoup plus normal de voter pour le cousin adéquiste, de filiation récente avec le parti libéral, que pour l’ennemi juré péquiste. On ne peut en douter (en fait, on s’en doutait et c’est justement ce qui inquiétait les péquistes) : un libéral dans Charlevoix, s’il sort, ce sera pour voter pour le ptit Dumont.

Malgré l’apport libéral donc, l’ADQ recule. Et le PQ progresse. En fait, cela confirme la tendance qu’imprime les sondages depuis quelques mois : il y a un tassement libéral francophone vers l’ADQ, nouvelle alternative fédéraliste, et un retour des électeurs adéquistes vers le PQ, à plus forte raison depuis son retour vers le nationalisme.

Restons zen quand même : c’est la victoire d’une chef de parti dans une élection partielle. Rien de surprenant. Est-ce que cela signifie que le PQ a le vent dans les voiles ? Absolument pas ! Mais cela représente certainement un retour à la réalité difficile pour les adéquistes : malgré le fait qu’elle forme l’opposition officielle, l’ADQ n’arrive toujours pas à soulever l’enthousiasme et à apparaître comme un gouvernement en attente crédible.

L’ADQ n’avait rien à perdre dans cette élection. Elle aura pourtant réussi à le faire en démontrant que son appui a cessé de progresser dans le Québec francophone.

Ici : Une revue des blogues qui traitent de la partielle dans Charlevoix

- Tetoine

- Coups de clavier

- Élodie Gagnon-Martin

- David Chrétien

- Et le meilleur : David Grégoire

À suivre : une revue des spins non-avérés des blogueurs adéquistes sur la campagne de Charlevoix

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Lundi, Septembre 24, 2007

Partielle dans Charlevoix

À 19h50, VDI (le Villeneuve de l'information) annonce que si la tendance se maintient, l'ADQ sera défaite dans l'élection partielle qui avait lieu aujourd'hui dans Charlevoix : Mario Dumont a en effet annoncé qu'il ne serait pas au comté de son candidat ce soir pour célébrer la victoire. Habituellement, ce sont des signes qui ne tompent pas.

À 20h05 Auger confirme mon info. Fait plaisir Michel. Paraît que Dumont serait même à Montréal. Il devait avoir un lunch avec des financiers.

20h10, Commission Bouchard-Taylor : une femme prétend que les gens venus du Moyen-Orient viennent ici seulement pour s'enrichir, moyennant 400 000$, ce qui est d'une logique implacable. À remarquer : j'ai suivi attentivement les cinq forums régionaux depuis le début et c'est nettement le pire. C'est aussi le premier en terre adéquiste. Coincidence ? Hooo... je n'en pense pas !

20h21, premier résultat : 30 PQ 28 ADQ. Aurons-nous une chaude soirée ? Espérons le... on aura au moins un bon show !

20h34, 12/149 : 61 PQ 35 ADQ, ce qui comprendrait le vote par anticipation. Tout péril est écarté.

20h42, 26/149 : 58.5 PQ 38 ADQ. Va-t-on finir par avoir un show ?

21h00, 58/149 : 60 PQ 36 ADQ. Radio-Canada annonce que Pauline Marois est élue députée de Charlevoix !!!

Citation de David Chrétien de "Un blogue de centre-droit" :

En ce lundi, 27 août 2007, je prédis une belle victoire adéquiste dans la partielle de Charlevoix. Mais je ne peut encore dire le résultat en pourcentage.

Je crois que Conrad Harvey remportera le comté par au delà de 1600 votes sur Pauline Marois.

Donc, le PQ va se retrouver encore sans chef !

21h55, final : 59 PQ (11380), 37 ADQ (7125). Majorité par 4255 voies de Pauline Marois !

Résultat mars 2007 : 38 PQ (9099), 31 ADQ (7436). Majorité de 1663 voies pour Rosaire Bertrand

Posted by V at 19:56:47 | Permanent Link | Comments (2) |

La Dénationalisation tranquille

Mathieu Bock-Côté a le sens du timing. En pleine controverse des accommodements raisonnables, alors que le gouvernement réfléchie à ses quotas d’immigration et peu de temps après la volée infligée au Parti Québécois le 26 mars dernier, il publie son premier ouvrage qui se veut une réflexion touffue sur le malaise identitaire des Québécois. Ou plutôt, sur celui de leurs élites comme vous le découvririez en le lisant.

C’est lundi dernier que le très précoce auteur (il est âgé de 27 ans) publiait son livre. J’étais au lancement, où se trouvait toute la faune nationaliste. Tous s’entendaient pour dire que cette publication est une bonne nouvelle pour ceux qui pensent que l’on est allé trop loin avec le multiculturalisme canadien et l’identité québécoise désincarnée et que ceux-ci, beaucoup plus qu’une xénophobie chimérique ou un racisme endémique, sont responsables de la colère récente des Québécois.

Pour vous en dire davantage sur Mathieu Bock-Côté, je reconnaîtrais que celui-ci ne fait pas l’unanimité. C’est souvent le propre de ceux qui n’ont pas la langue dans leur poche et qui s’encombrent peu des susceptibilités des lobbies. Mais si son discours est conservateur, ce n’est pas l’odeur de la boule à mite qui se dégage de ses écrits, mais bien celle du vent qui s’infiltre par une fenêtre ouverte dans une pièce condamnée depuis trop longtemps. Il est bon en effet de dépoussiérer certaines idées, surtout quand celles-ci nous ont longtemps bien servis.

Les habitués de ce blogue savent en effet ce que je pense de l’identité québécoise créée en laboratoire qu’on essaie de rentrer dans le fond de la gorge du Québec réel depuis une décennie. Il faut donc saluer le travail de Bock-Côté.

En matière d’identité en effet, le portrait a changé depuis quelques mois. Mario Dumont a flairé la bonne affaire en novembre dernier, Pauline Marois redécouvre le « nous » et Jean Charest tente désespérément de faire comprendre à son parti qu’il se dirige vers son élimination dans le Québec francophone s’il ne se remet pas à lui parler dans des mots qu’il ressent. Les élites, les cosmopolites Montréalais, les journalistes, tout le monde se remet à l’identitaire donc. Et bien non seulement Bock-Côté en appelle à ce ressaisissement depuis bientôt dix ans, mais il avait prédit que le thème s'imposerait à nouveau.

« La Dénationalisation tranquille » est un livre utile donc. Il s’agit d’abord d’un argumentaire puissant pour chacun des acteurs politiques qui veulent contribuer à rétablir une définition réelle de l’identité québécois. Il s’agit ensuite d’une habile déconstruction des mythes et des fondements intellectuelles qui ont bâtis l’identité dénationalisée. Mais surtout, alors que les bien-pensants commencent à se réorganiser pour attaquer ce « nous » à peine mis au monde et pour narguer l’opinion plus souvent responsable et modérée que xénophobe et radicale des humbles citoyens qui s’expriment ces jours-ci sur notre modèle d’intégration, il importe de frapper inlassablement sur le clou afin d’éviter qu’il ne ressorte. La « renationalisation » du discours traverse présentement sa phase la plus critique : celle où l’on pourrait être tenté de faire marche arrière. Le livre de Bock-Côté doit servir à empêcher que cela arrive.

Pour finir sur une touche plus personnelle, j’aimerais vous dire que je connais Mathieu Bock-Côté depuis plusieurs années. Je prétends le compter parmi mes amis et je crois que ce sentiment est réciproque. J’ai mes désaccords avec lui, mais je crois surtout qu’il faut saluer la constance, le travail et l’intégrité de quelqu’un qui n’a jamais eu peur de s’attaquer aux tabous, surtout quand la suite des événements finissent par lui donner raison.

Mathieu est jeune, il commence sa carrière littéraire avec un ouvrage d’un rare à-propos. Souhaitons-nous qu’il ne s’arrête pas en si bon chemin !

La Dénationalisation tranquille est disponible en librairie depuis mardi dernier.

Posted by V at 07:34:58 | Permanent Link | Comments (8) |
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