2007 : Une élection marquante ?
Lemieux, un spécialiste des systèmes de parti politique y développait la thèse suivante : la dynamique politique au Québec a toujours été établie par la confrontation d’un parti générationnel et d’un parti institutionnel.
Quatre cycles ressortent : les conservateurs au XIXème siècle, les libéraux québécois au début du XXème (Gouin, Taschereau, Godbout = 39 ans au pouvoir sans interruption), l’Union Nationale et finalement, le PQ. Ces réalignements s’opéreraient à tous les 35 ou 40 ans. L’émergence d’un parti générationnel serait permise par cinq conditions.- Émerge à l’occasion d’une insatisfaction répandue dans l’électorat à propos de la conception du nationalisme et du rôle du gouvernement, propre au parti générationnelprécédent (Ça vous fait pas pensé à quelqu’un ?).
- Les partis générationnels sont portés au moment de leur émergence et de leur progression par un leader prestigieux (Peut-être pas l’ADQ avec Dumont, mais selon Lemieux, elle pourrait jouer le même rôle que l’Action libérale nationale de Paul Gouin dans la formation de l’Union nationale. Un parti parrainé par Lucien Bouchard par exemple).
- Un nouveau parti générationnel émerge grâce à des processus de mobilisation et de conversion des électeurs. La mobilisation s’exerce surtout auprès des jeunes électeurs ou encore auprès de ceux qui s’étaient désintéressés de la politique (Moi j’t’un X ! Liberté !).
- La mobilisation qu’exerce le parti générationnel auprès des nouveaux électeurs est un facteur important de leur socialisation politique, du moins tant que le parti générationnel est en période d’émergence et de progression (Je connais des gens qui n’ont jamais voté qui s’apprête à aller le faire pour l’ADQ).
- L’ancien parti générationnel peut subsister ou non après avoir été remplacé par un nouveau parti générationnel (C’est ce qui est arrivé au PLQ, grâce à leur appui inaliénable chez les non-francophones. Ce pourrait être le PQ aussi, s’il se réalignait).


