Jeudi, Décembre 20, 2007

Joyeux Noël tout le monde !

Je cherchais une façon originale de vous souhaiter Joyeux Noël.

Je n'ai rien trouvé de mieux.

Enfin, je ne pense pas que j'aurais pu trouver meilleure façon... Merci à l'auteur de ce montage :

alt : http://www.youtube.com/v/n1ZFIwBzbV8&rel=1
Pour Noël, je vous souhaite de revoir les amis avec qui vous avez joué dans la neige.

Pour Noël, je vous souhaite de redécouvrir l'émerveillement de l'enfance avec vos cousins, cousines, neveux, nièces, garçons, filles.

Pour Noël, je vous souhaite de vous amuser, dehors ou ailleurs, avec les gens que vous aimez.

Joyeux Noël avec votre famille tout le monde !

L'Amour a pris son temps
(Nathalie Simard)

L'amour revient de guerre
Le cœur en bandoulière
Il faisait froid au loin là-bas
L'amour revient de guerre
La tête de travers
Mais le cœur à l'endroit

Faisons la paix si tu veux
Aucun des deux n'a perdu au jeu

{Refrain:}
L'amour a pris son temps
À travers les vents de janvier
À réchauffer l'hiver frileux
L'amour a pris son temps
Mais rien n'aurait su apaiser
Le feu qui brûlait dans nos yeux

L'amour revient de guerre
Les ennemis d'hier
Se sourient sans faire de bruit
L'amour revient de loin
L'amour s'éveille au jour
Après mille détours

Faisons la paix si tu veux
Aucun des deux n'a perdu au jeu

{Refrain: x2}
L'amour a pris son temps
À travers les vents de janvier
À réchauffer l'hiver frileux
L'amour a pris son temps
Mais rien n'aurait su apaiser
Le feu qui brûlait dans nos yeux

L'amour a pris son temps {x2}
L'amour...
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Mercredi, Décembre 19, 2007

Sans commentaire

« Qui sont les Québécois pour être reconnus comme une nation ? »

- Justin Trudeau, candidat libéral dans Papineau
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Vendredi, Décembre 14, 2007

Pour le respect des créateurs



Holala ! Les temps sont durs pour les organisateurs du 400ème de Québec ! Impatience des médias et de la population devant la discrétion de la Société concernant les détails de la programmation, controverses autour de l'attribution de contrats, critiques quant à la transparence de l'organisation, déception une fois que les artistes invités sont connus et etc... À quelques jours du début des fêtes, on dirait que ça va couacs après couacs.

C'est dommage. Pour une ville, fêter un centenaire, ça n'arrive qu'une fois par siècle, par définition. Dans une Cité qui a été refondée de force il y a moins de dix ans, ce devrait être une chance incroyable pour unir toutes les anciennes municipalités, pour répendre la fête du Cap Rouge à la baie de Beauport, de l'Anse-aux-Foulons au Parc des Laurentides. Une fête populaire à laquelle les gens de tous les milieux, les X comme les abonnés des Violons du Roy, seraient conviés et pourraient se rencontrer. Quinze ans après la perte des Nordiques (qui étaient, n'en déplaise à certains, la principale vitrine nord-américaine de Québec), il faudrait que cette occasion devienne un motif de fierté pour les gens de notre Capitale, à l'orgueil souvent fragile, on le sait.

Mais voilà. Il y a eu ces nouvelles à l'effet que l'organisation n'avait pas beaucoup de sous pour les activités en dehors du centre. D'autres insatisfactions à l'égard du choix des fameuses "Grandes cuvées", ces éditions spéciales d'événements annuels. Le manque d'intérêt de la Ville à l'égard de la tenue d'un événement aérien du promoteur Red Bull a déçu une certaine clientèle. Il aura fallu du temps avant d'être fixé sur les détails de programmation. Il ne manquait qu'un imbroglio avec René Angelil pour que le portrait soit complet ! (Oups... c'est arrivé aussi ça...) Les médias de Québec, souvent prompts à chiquer la guenille et amateurs de controverses à saveur locale, se sont évidemment emparés à chaque fois des faux pas de l'organisation. Dans un tel contexte, les dirigeants du 400ème auraient bien dû s'attendre à ce que la moindre apparence de mauvaise gestion dans les fonds publics suffiraient à faire prendre le riz au fond.

Mais le pire dans tout ça, ce sont les gens dont on ne parle pas : les créateurs. Dans une ville qui se plaint du départ de ses jeunes, qui n'en peut plus de déplorer que la production médiatique et artistique se concentre à Montréal, dans un endroit où il est si difficile de vivre et de travailler à temps plein dans le milieu culturel, vous n'avez pas idée de ce que le 400ème représente comme manne pour des centaines de jeunes travailleurs à statut précaire. Tous ces décors à concevoir, ces expositions à monter, ces prestations à donner : voilà autant de bonus et de sécurité dans un quotidien qui se résume souvent à sautiller de contrats en contrats. Célébrer sa jeunesse et ses créateurs, c'est un autre sens que Québec doit donner aux célébrations.

Or, on parle très peu de ces gens, les artisans du 400ème de Québec. Le laxisme et l'amateurisme des organisateurs ajoutés aux commentaires acidulés des pisse-vinaigre de tout acabit risquent d'avoir pour effet de jeter dans l'ombre le travail exceptionnel de ceux qui devraient être les vraies vedettes de la fête. Et ça, c'est désolant.

Je suis sensibilisé à cette question parce que j'ai une amie très chère qui fait partie de ces acteurs de l'ombre. Elle a 25 ans et elle travaille en art visuel. Depuis plus de six mois, les contrats lui sortent par les oreilles. Elle ne dit non à rien, répond à toutes les demandes, ne compte plus les heures et les nuits blanches. Pour elle, c'est une occasion de se faire un nom, de faire des sous (évidemment!) mais, avant tout, je sens chez elle beaucoup de fierté. L'impression de participer à quelque chose d'historique, de construire quelque chose qui restera dans les mémoires et de laisser un leg à cette ville. Je ne sais pas dans quel état elle sortira de cette année 2008, mais celle-ci demeurera à coups sûrs l'une des plus marquantes de toute sa vie professionnelle.

Alors que, justement, je lui faisais part de mon scepticisme quant à la réussite des fêtes devant la morosité ambiante, elle m'a opposé une fin de non-recevoir catégorique : "Nous les artistes, on va tellement se défoncer, on va tellement se donner à mort pour que nos événements soient réussis que non, le 400ème ne pourra pas être un échec!"

J'ai souri. Faites que tous les Sylvain Bouchard et les J.-Jacques Samson de cette ville l'entendent et que les citoyens de Québec comprennent ce que cette fête représente pour leur jeunesse. Il y a là bien assez de motifs pour célébrer !
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Mercredi, Décembre 12, 2007

Pathétique Quebecor...



Décidément, ça va de mal en pis pour Quebecor et son Journal de Québec de substitution. Voilà maintenant qu'ils ont à se dépêtrer avec une poursuite pénale pour outrage au tribunal. Le jeune journaliste, Hubert Lapointe, aurait en effet dévoilé l'identité d'une victime d'agression sexuelle dans un article publié dans le Journal et sur le site internet Canoë, alors que celle-ci était pourtant frappée d'une ordonnance de non-publication.

Depuis le début du conflit, Quebecor utilise en effet une douzaine de jeunes journalistes flamboyants, à l'emploi de Canoë, pour couvrir l'actualité de Québec. Leurs articles sont ensuite publiés dans le Journal sous la signature de "Canoë". Des journalistes peu expérimentés donc, presque pas encâdré, un pupitre désorganisé, surchargé, qui n'a pas le temps de faire les corrections et les vérifications nécessaires et voilà la catastrophe. Nous ne parlerons pas non plus de toutes les erreurs, fautes de syntaxe ou d'orthographe ou des inexactitudes factuelles qui maculent le Journal de Québec depuis le début du conflit avec ses travailleurs, mais disons que quand on les a vu, on ne trouve rien de surprenant dans cette nouvelle.

Sérieusement, la dernière fois que j'ai vu une bourde aussi minable dans le monde médiatique, c'était lorsque Denis Gravel avait fait la même chose à CHOI, au sujet d'une des mineures du réseau de prostitution juvénile, pour qui la station de radio avait pourtant pris fait et cause. Mais bon, passons...

On peut se douter que le Soleil et, évidemment, le Média Matin Québec (le journal des lockoutés), ont fait leurs choux gras de la nouvelle dans leur édition d'hier. C'est de bonne guerre. Le Journal de Québec était quant à lui muet sur l'affaire. En lieu et place, dans une ridicule tentative de démontrer qu'il n'est pas le seul quotidien qui fait dur à Québec, on retrouvait en Une, bien en vue sur la photo d'un Conrad Black escorté hors de Cour après sa condamnation, le titre suivant : "Ancien propriétaire du Soleil". Je suis convaincu qu'un paquet de gens dégoûtés se sont empressés d'annuler leur abonnement du quotidien de Gesca, choqués de voir leur journal préféré entaché d'un tel scandale... Assez pathétique quand même.

J'ai déjà pris la défense de Quebecor ici. Je préférais leurs journaux à Gesca, bien que je reconnaissais qu'ils étaient de moindre qualité, ne serait-ce que parce qu'on y tentait pas, jusqu'à récemment, de nous y rentrer dans la tête un discours idéologique fédéralisant et sans argument. Je prenais mes nouvelles locales dans le Journal et ça m'allait. J'étais évidemment agacé par les derniers développements de Star Academie qu'on nous y imposait et par son line-up de chroniqueurs patentés à la Nathalie Elgrably.

Mais maintenant, je suis insulté. On voit bien à quel point Quebecor s'en sacre complètement de ce qui s'écrit dans leurs journaux. "Let's go, la pompe à marde" comme dirait Elvis Gratton. Les articles ont beau être truffés d'erreurs, voire même d'illégalités, on s'en fout : en autant que le journal continue de paraître et qu'on peut mettre de la pub dedans. That's it ! Quebecor Media, en somme, ne vend pas des journaux, il vend du papier avec de l'encre dessus, rien de plus. Il me semble que j'ai quand même plus de respect pour le gars qui possède des journaux pour influencer une société que pour celui qui le fait pour rendre nos cerveaux disponibles à la pub... Mais bon, c'est une question de goût.

Un petit mot, en finissant, sur Hubert Lapointe, le journaliste accusé d'outrage au tribunal. Ce gars-là, c'est une victime dans tout ça. Il a 26 ans, probablement tout frais émoulu d'un département de communications. C'est un domaine difficile, où ce n'est pas évident de faire sa place. La job qu'il s'est trouvé, c'est d'être journaliste mobile Canoë, comme une douzaine d'autres jeunes (ils ont un groupe sur Facebook). Probablement pas super bien payée, avec des conditions douteuses et surtout, précaire. Mais bon, faut bien commencer à quelque part, hein ? Toujours est-il qu'un jour, le conflit au Journal de Québec survient. Alors son boss lui dit : Tu vas aller couvrir ça, pis ça, pis après tu iras couvrir ça. Probablement que l'ouvrage lui sort par les oreilles aussi, comme elle sort par les oreilles de son boss, qui doit répartir ses journalistes pour trois ou quatre médias différents. Et il a fait une erreur. Une erreur que chaque journaliste a probablement déjà faite, sauf que la plupart du temps, il y a un chef de pupitre à son affaire qui dit avant que ça parte pour les presses : "Mets pas ça dans ton papier, innocent !"

Mais Hubert Lapointe n'a pas eu cette chance. Et aujourd'hui, il est dans la merde. Il n'ira probablement pas en taule, il risque d'avoir une amende. Mais son nom est entaché et sa carrière compromise. Conclusion : avant d'accepter n'importe quelle job en sortant de l'université, pensez y à deux fois. C'est possible que ça ne vaille pas la peine de piler sur vos principes. En d'autres mots : être scab, ça ne finit jamais par payer.
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Lundi, Décembre 10, 2007

Tremblez devant le Lisénator !



Excusez moi mais, est-ce que quelqu'un pourrait demander à Jean-François Lisée d'arrêter d'être aussi solide ?

C'est parce que moi, ça commence à me donner des complexes de le regarder aller...

Sans blague, je suis vraiment un fan fini de Jean-François Lisée. C'est ma référence. Ça remonte à ma lecture de son livre sur Robert Bourassa et l'échec de Meech, Le Tricheur. À mon avis, il faut avoir lu ce livre pour prétendre commenter la politique québécoise contemporaine... Je vous propose aussi cet article qui est, à mon avis, un des meilleurs portraits du Québec des dernières années.

Depuis, il ne cesse de m'étonner. À chacune des ses interventions, à chacun de ses écrits, je m'étonne devant la rigueur et la cohérence de sa pensée, même si je ne suis pas d'accord à tous les coups. Pour un gars qui n'a pas fait son parcours universitaire en sciences sociales, il présente une habileté hallucinante à discuter sociologie, économie, histoire, comme si il était un expert de chacunes de ces disciplines. En privé, demandez lui son opinion sur la crise en Belgique, l'élection de Kirchner en Argentine ou la chute des Travaillistes dans les sondages en Grande-Bretagne et il vous étonnera en vous proposant deux ou trois lectures du tac au tac. Je me demande si il dort...

Cette fois, c'est avec son intervention devant la Commission Bouchard-Taylor qu'il récidive. C'est ici. Et c'est là qu'on voit la méthode Lisée dans un débat : tenter de monter la barre par rapport aux intervenants précédents en présentant quelque chose qui est à ce point exhaustif et complet que les présentations précédentes en auront l'air obsolètes. Il sort un livre avant de comparaître, lequel contient l'intégral de son propos, commande un sondage pour ajouter à son intervention, coule ça dans les médias avant et s'adresse directement aux commissaires en leur passant une commande en forme de coup de semonce.

Quelle chance pour le Québec, quand même, de pouvoir compter sur un intellectuel de ce niveau.
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Dimanche, Décembre 09, 2007

Pour un financement public des partis politiques



Scandale des commandites, rapport Moisan, condamnation de TECSULT, affaire Schreiber, n'en jetez plus, la cour est pleine. 30 ans après la création de la loi sur le financement politique de René Lévesque (et cinq ans après que Jean Chrétien s'en fût inspiré à Ottawa), il faut l'admettre : la probité que garantissait jadis le financement populaire des partis politiques n'existe plus.

En apparence premièrement. Un des buts de ce système est de garantir la crédibilité et la légitimité de ses institutions essentielles à notre vie politique que sont les partis. En somme, les gens n'y croient plus. Mais surtout parce que, dans les faits, il y a longtemps que ce n'est plus à coup de vingt dollars donnés par des citoyens que les formations politiques remplissent leur caisse. La perte de confiance envers le système évoquée plus haut ne fera certainement pas en sorte d'inverser cette tendance.

Que faire donc ? Resserer les contrôles contre l'utilisation, par les personnes morales, de prête-noms pour contribuer aux caisses électorales ? Cette pratique a été à ce point érigée en système qu'il apparaît autant indestructible que devenu incontournable dans le financement des partis politiques. Le financement populaire est pourri de l'intérieur. De toute façon, en a-t-il déjà été autrement ?
Ce n'est pas en libéralisant, comme le proposent certains qui prônent de donner le droit aux personnes morales de financer afin d'ajouter un peu de transparence à une pratique qui existe déjà, que l'on va accroître l'indépendance de nos élus. Pensez vous vraiment que ces derniers peuvent sortir indemnes de cette course à obstacle à travers les cocktail remplis d'ingénieurs, d'avocats ou de banquiers ? Je me rappelle si bien des activités de financement d'un ministre des ressources naturelles remplies d'administrateurs de compagnies forestières. Ils étaient certainement là parce qu'ils trouvaient l'homme sympathique... Comme Tetoine le soulignait récemment dans un commentaire, il arrive que l'État serve d'autres intérêts que ceux des citoyens. Comment peut-il en être autrement puisque nos élus doivent, pour le devenir, obtenir l'appui d'un paquet de lobbyistes ?

Je ne vois qu'une solution : établir un système de financement des partis politiques par l'État. J'entends déjà les adéquistes crier : "Faire payer nos pancartes électorales par les contribuables ! Eux qui sont déjà tellement taxés !" Ce serait oublier que le DGEQ verse déjà chaque année une allocation aux partis politiques, mesurée en fonction du nombre de votes reçus aux élections précédentes, au montant d'environ 3 millions (50 sous par vote), et que le ministère du revenu accorde un crédit d'impôt équivalent à 75% d'une contribution à un parti politique par un contribuable, jusqu'à concurrence de 400$. Le financement populaire coûte environ 10 millions de dollars à l'État donc. Compléter la réforme ne ferait certainement pas sauter les coffres. Et 20 millions pour s'assurer de la probité de notre système et pour éliminer une partie de la corruption qui s'y trouve, ce n'est quand même pas si cher payé.

Comment serait calculée l'allocation attribuée aux partis politiques ? Dans les pays qui possèdent un système semblable, c'est en fonction du nombre de votes reçus lors du scrutin précédent qu'elle est établie. Cette façon de faire à pour effet de nuire aux mouvements émergeants et de péréniser ceux qui existent déjà. Il serait aussi absurde qu'un parti devenu impopulaire à la veille des élections reçoivent encore une financement équivalent à ses gloires de début de mandat.

On pourrait donc opter pour une formule mixte, calculée en fonction du nombre de votes et du nombre de membres que compte un parti. Celui-ci se devrait alors de faire parvenir au DGEQ une copie du formulaire d'adhésion d'un électeur, sur lequel il attesterait de son identité et de son adhésion. Le DGEQ s'assurerait de l'existence et du droit de vote du citoyen afin d'éviter les fraudes. Il va s'en dire que le fait d'adhérer à un parti deviendrait un geste public et non plus confidentiel, mais c'est un moindre mal. Les seuls revenus autonomes que les partis concerveraient seraient ceux issus des contributions de ses adhérants.

Il faut savoir aussi que 90% du travail des militants dans une structure partisane se résume souvent à recueillir des fonds pour payer la prochaine campagne électorale. Tout ce temps qu'ils ne passent pas à réfléchir, à concevoir des politiques, à débattre et à échanger avec les citoyens. Pas étonnant que les gens préfèrent militer dans Greenpeace ou dans leur comité d'école... Libérer les partis politiques du fardeau de se financer tout en les forçant pour y arriver à susciter l'adhésion de membres plus nombreux les forceraient à se rebrancher concrètement sur la population et à faire davantage d'activité d'animation politique. Notre vie démocratique collective s'en verrait améliorée et les partis politiques recommenceraient à appartenir à ceux à qui ils doivent réellement revenir, c'est à dire leurs électeurs.

Cela aurait en plus pour effet de revaloriser le geste citoyen d'adhérer à un parti politique que les recruteurs sont souvent bien en mal de justifier. "Être membre, qu'est-ce que ça donne ? - Ça donne que tu permets à ton parti de se financer." Ce serait juste pour le PQ, juste pour l'ADQ, juste pour Québec Solidaire et les Verts aussi. Il y a seulement le PLQ (et ses neuf millions d'encaisse) qui s'en verrait affaiblit. Ceci dit, y a-t-il quelqu'un dans la salle pour s'opposer à une mesure qui aurait pour effet de niveler les chances de chacun ?

C'est donc ce que je propose : financer les partis à hauteur de 2$ par année par votes reçus et de 10$ par année par membres qui le composent.

Je lance le débat. Qu'en pensez-vous ?
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Jeudi, Décembre 06, 2007

Clyde_is_back_all right !!!



Hey !

Vous pensiez (craigniez ou espériez peut-être) que j'avais définitivement disparu de la blogosphère ?

Hé bien non, ce sera pour un autre fois...

1er novembre 2007, je relève d'une odieuse cuite en compagnie de Tetoine (lui Beauceron, moi Jeannois, nous avons découvert que nous étions des âmes soeurs éthyliques...). J'ouvre mon ordinateur pour vous faire part de mon mal à l'âme et, enfer et damnation, il ne fonctionne plus. Ceux qui ont suivi l'évolution technique de ce blogue le savent, je suis un analphabète fonctionnel de l'informatique. Il aura donc fallu cinq semaines avant qu'une âme châritable puisse m'aider à le remonter (il aura simplement fallu réinstaller Windows finalement), me permettant ainsi d'économiser les coûts des services d'un technicien (parce que je suis un peu pingre en plus...).

Hé non, je ne cherchais pas à me défiler devant mon lamentable échec à prédire le résultat de la course à la mairie de Québec.

Non plus que je me cachais devant le barrage de critiques que suscitait le projet de loi 195 du Parti Québécois, que j'ai aplaudis à deux mains et que j'appuie toujours.

Mais c'est quand même bizarre comme la vie est bien faite. Les données du recensement 2006, publiées cette semaine par Statistique Canada semblent confirmer les dires de ceux qui disent que le jovialisme de certains en matière de préservation de la langue française est tout simplement irresponsable.

De même, le sondage publié ce matin semble donner raison à Pauline Marois d'avoir voulu ouvrir un débat sur les conditions d'accession à la citoyenneté québécoise.

C'est amusant puisque Mario Dumont (toujours aussi fin politicien) a eu la bon idée de convoquer un rassemblement de ses partisans hier soir, à la veille de la publication du sondage (les dates des sondages Crop Express sont toujours connues à l'avance). Intéressant, parce que le chef de l'ADQ en a profité pour se positionner sur un enjeux qui datait un peu, c'est à dire les nouvelles mesures d'imputabilité s'appliquant aux administrations universitaires.

Selon Dumont, il ne s'agit de rien d'autres que de nouvelles contraintes qui alourdiront les structures et qui ajouteront à la bureaucratie avec laquelle doivent composer les organisations qui dépendent de financement public. Est-ce que celui qui a fait son pain et son beurre avec les scandales de dépassements de coûts, les nouvelles de mauvaise gestion et les perles des rapports des vérificateurs généraux successifs se contredit avec ce positionnement. Absolument pas.

Parce que Dumont ne veut pas améliorer l'État. Il ne veut pas le rendre plus efficace ou plus transparent. Il veut le démanteler. Pour lui, il n'est pas important de s'assurer que les fonds publics investis dans le réseau universitaire soit mieux surveillés. Dans sa logique, les fonds publics ne devraient pas être la principale source de financement des institutions post-secondaire. C'est tout. C'est une position idéologique dans toute sa logique.

Je ne pense pas que ce soit la façon de voir des Québécois. Mais surtout, je pense que peu le soupçonne à ce stade-ci, mais celà nous démontre qu'elle sera le thème de l'affrontement décisif entre l'ADQ et le PQ : la conception de l'État.

Tout ce trouve là. Je m'adresse ici à ceux qui assimilent la nouvelle social-démocratie de Pauline Marois à un virage à droite. La prochaine année politique sera celle de l'affrontement entre néo-libéraux qui veulent sortir l'État du plus d'aspect possible de notre vie politique et des sociaux-démocrates qui veulent l'améliorer et le rendre plus efficace. Whistlebolwing, vérification externe des organisations publiques, gestion horizontale des politiques publiques, etc...

Certains disent que ces mesures s'inscrivent dans une logique néo-libérale, que cette façon de voir mène nécessairement à des rationalisations, des réductions de service et à un désengagement. Je pense qu'ils ont tord. Parce que si nous croyons en l'État, nous devons accepter de l'évaluer, de le critiquer et de le rendre meilleur. Il en va de sa crédibilité et éventuellement de son maintien.

Posted by V at 14:43:04 | Permanent Link | Comments (3) |