Lundi, Juillet 31, 2006

Oups...

Voici un avant-goût du spectacle auquel nous aurons droit pendant les prochaines élections générales :

http://www.radiocanada.ca/nouvelles/Politique/2006/07/30/001-Quebec-solidaire-DIM.shtml

Vous vous souvenez, les fédérales de 2004 et les candidats conservateurs qui lâchaient plein de call pro-vie, rascistes ou réac ? Préparez vous à voir la contre-partie de gauche.

Prenez un parti peu organisé. Qui ne pourra vraisemblement pas compter sur un service de com expérimenté et sur des attachés de presse chevronnés en mesure d'encâdrer 75-125 candidats de Québec Solidaire. Et des candidats qui, par définition, ont des idées arrêtées, qui assument une relative radicalité et qui se trouvent dans ce parti justement parce qu'ils refusent les contraintes et les compromis idéologiques des grands partis. Le résultat : une journée, on en aura un pour dire que de choisir l'aide sociale comme mode de vie est un droit, le lendemain, un pour dire que les goulags n'ont pas existé en URSS, un autre pour dire que tous les Juifs portent la responsabilité des excès militaires d'Israël et pourquoi pas, un qui dira qu'il faut viser, à terme, l'abolition du droit de propriété.

David et Khadir vont devenir de véritables spécialistes de la gestion de crise.

Quand ce ne sera pas l'un de deux qui se sera mis un pied dans la bouche. Ou encore quand le porte-parole homme et le porte-parole femme ne se seront pas contredits sur une question centrale de la campagne.

Ça va être de toute beauté...

 

Posted by V at 09:53:20 | Permanent Link | Comments (3) |

Jeudi, Juillet 27, 2006

Youppi !

Le dernier Woody Allen sort demain. Et il met en vedette sa nouvelle muse, Scarlett Johasson.

http://movies.yahoo.com/shop?d=hv&id=1808762701&cf=info

Les critiques sont inégales, mais je vais certainement allé le voir. Je vous en reparlerai.

J'avais vu Match Point récemment et ça faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas fait autant trippé.

Sinon, je connais assez peu l'univers de Woody Allen, mais ce que j'ai vu m'a beacoup plus. Et paraît-il que ce ne sont pas ses plus grands films. Quelqu'un pourrait me conseiller ? Je sais bien qu'il y a Annie Hall et Manhattan qu'il faudrait que je me tape mais sinon, d'autres idées ???

De toute façon, bon pas bon, on s'en fout, Scarlett Johansson joue dedans.

Moi, j'irais même jusqu'à regarder (je n'ai pas dit écouter) Second Regard si c'était elle qui l'animait...

Posted by V at 14:51:08 | Permanent Link | Comments (0) |

Y a de quoi devenir cynique !

Vous avez vu ça ? Floyd Landis, le mennonite à deux roues, qui se fait contrôler positif à un test anti-dôpage.

http://www2.canoe.com/sports/nouvelles/archives/2006/07/20060727-125036.html

Sérieux, on dirait un scénario de film… En fait non, ce serait un peu trop, loufoque comme situation.

Ben oui ! Le petit gars de l’arrière pays américain qui a travaillé tellement fort pour en arriver là, il s’est tellement repris à la 17ème épreuve, c’était magique. Ben oui… il s’était shooté la veille…

Dans le fond, le gars a dû se dire : Bon, suite à la 16ème épreuve, j’ai plus aucune chance de gagner pareil. Je prends ma pilule, dans le meilleur scénario je me fais pas pogner, dans le moins bon, je me fais pogner. J’ai quoi à perdre à part jeter la honte sur ma famille ?

C’est quoi ? Dorénavant, à la fin d’une compétition, Entendra-t-on des discussion comme celle-là : « Hé au fait, qui a gagné le 100M hier ? – Ben, jusqu’à maintenant, c’est l’allemand là… » Ou encore : « Pis la course ? – Ha ben en fait, on sait pas… ils attendent les deuxième analyse la semaine prochaine pour remettre les médailles. » Les gens de la politique aimeront bien cette ambiance constante de recomptage judiciaire.

C’est dommage. Qu’un gars soit assez jambon pour prendre des médicaments qui aura pour effet de ratatiner ses testicules jusqu’à l’impuissance, c’est son problème, on s’en fout.

Je pense surtout aux athlètes qui sont propres et qui travaillent fort. S’ils sont souvent écartés du podium des médaillés, ils remportent la palme de l’honneur et de l’honnêteté.

Dommage qu’il n’y ait pas de trophée pour ça.
Posted by V at 13:53:27 | Permanent Link | Comments (1) |

Mercredi, Juillet 26, 2006

Difficultés temporaires

La plate-forme www.blog.com que j'utilise pour ce blogue semble éprouver des difficultés au niveau de la mise en page.

Je m'excuse pour ses désagréments qui rendent la lecture du blogue plus difficile.

Je vais voir si y a de quoi que je fais de pas correct de mon côté...

Posted by V at 09:45:48 | Permanent Link | Comments (0) |

En voilà un qui se réveille

André Boisclair dénonce la stratégie de Jean Charest de tenter de régler le déséquilibre fiscal par une réforme de la péréquation. À son avis, le seul moyen de régler le déséquilibre fiscal est de récupérer des points d’impôt.

http://www.cyberpresse.ca/article/20060725/CPACTUALITES/60725080/1019/CPACTUALITES 

Et il a parfaitement raison.

En effet, pour régler le déséquilibre fiscal, il faut accroître le champ de taxation du gouvernement du Québec. Puisque les contribuables sont déjà pris à la gorge et que le gouvernement fédéral prélève plus de taxes que nécessaire, c’est nécessairement à Ottawa que se trouve cet espace. On peut vouloir le faire en s'entendant avec le fédéral ou par la souveraineté (personnellement, je préfère la deuxième option...). Le déséquilibre fiscal est causé par le fait que les dépenses des provinces augmentent plus vite que leurs revenus et que cette tendance ira en s’accélérant, tandis qu’Ottawa perçoit trop d’argent pour ses besoins. Ce n’est pas en augmentant le chèque que le fédéral envoie à Québec qu’on peut le régler : les dépenses s’accroîtront de plus en plus et tout sera à recommencer dans cinq ans et ce, si un gouvernement PLC n’est pas encore venu déchirer l’entente entre-temps.Ce fut d’ailleurs la grande erreur du Bloc lorsque la décision fut prise d’appuyer le budget fédéral à cause de la promesse de régler le déséquilibre. Quand Harper et Charest auront conclu une entente à rabais, qui ne comprendra qu'un chèque de plus par année et qui n'accroîtra en rien l'autonomie financière du gouvernement du Québec, il sera bien mal pris de s'attaquer à un principe qu'il a sanctionné.André Boisclair a donc raison de dire ce qu’il a dit. L’ennui, c’est qu’il le fait trois mois et demi en retard. En effet, c’est le 11 avril dernier que le Conseil de la Fédération adoptait son document « Réconcilier l’irréconciliable », établissant que c’est au moyen d’une augmentation des transferts fédéraux  et d’une réforme de la péréquation que l’on entendait régler la péréquation. Jean Charest appuyait les conclusions du rapport. Michel Audet le répétait en chambre deux jours plus tard. À l’époque, André Boisclair n’avait pas réagi.D'ailleurs, je me demande si Charest a parlé de transfert de points d’impôt depuis le départ de Séguin. Quelqu’un se souvient ? Mais au fait, quand a-t-on entendu André Boisclair parler de transfert de points d’impôt ? Il le fait aujourd’hui alors que la réunion de Premier Ministre à Terre-Neuve remet le sujet à l’ordre du jour. Il ne l’a pas fait lorsque, dans la confusion la plus totale, les chefs du Bloc et PQ en sont venus à s’opposer par journaux interposés, suite au budget fédéral.Tant qu’à contredire le Bloc, c’eût été plus utile pour André Boisclair de le faire en parlant de points d’impôt. Beaucoup plus utile en tous cas que d’introduire la question en pleine été et ce, trois mois après la nouvelle. 

 

Posted by V at 09:30:12 | Permanent Link | Comments (2) |

Lundi, Juillet 24, 2006

Un lien vidéo intéressant

C'est un lien vers une entrevue du Frère Untel, réalisée à Radio-Canada par Judith Jasmin : 

http://archives.radio-canada.ca/IDC-0-10-1706-11720-11/index_souvenirs/vie_societe/insolences_frere_untel 

   Les gens qui viennent du Lac souriront devant ces pitoresques expressions bien de chez nous. Dans les entrevues avec les élèves almatois du Frère Untel, on a l'impression de nos oncles et de gens du Lac que l'on connaît.
Posted by V at 15:00:00 | Permanent Link | Comments (0) |

Blogue : le retour

Bonjour !   Voici le retour de mon blogue, qui n’avait connu qu’un court épisode d’activité en mars dernier. Et j‘ai beaucoup de choses à y raconter.  La raison qui explique le fait que j’aie cessé d’animer mon blogue est, en fait, plutôt compliquée. En mars dernier, je suis allé voir le film « V for vendetta »,  qui est au demeurant excellent et fort inspirant. Quoi qu’il en soit, je fus toutefois frappé par la similitude de la thématique de mon blogue et de l’esthétique du film des frères Wachowski. Lettre V, qui dans le film aussi, évoque le chiffre 5, photo de l’en-tête qui rappelle le masque du personnage de V (au passage, la photo représente l’œil d’une statue de marbre et non pas un sexe féminin, comme nombre d’entre vous l’ont crû, bandes de libidineux), la formulation « V pour… ».  Puisque ce film raconte l’histoire d’un opposant à un régime politique tyrannique, organisant des actes terroristes pour se venger de ceux qui ont fait de lui un grand brûlé, j’ai crains que l’on pense que:a)      je sois pris d’un délire mégalomane paranoïde;b)      j’aie choisi ces thématiques pour faire un parallèle avec la situation politique actuelle;c)      j’en sois présentement à préparer quelques coups d’éclat;d)      les trois éléments précédents soient vrai.  Rassurez vous, il n’en est rien. Je me satisfais très bien de mon rythme de vie moins exalté par les temps qui courent. Je me consacre à d’autres passions, la famille, les amis, l’été et je caresse certains projets dont je vous entretiendrez dans les prochaines semaines, parce que bien sûr il m’arrive de m’ennuyer du « beat ».  Je disais donc que, après avoir vu ce film, les gens pourraient me prêter tous pleins d’intentions. Et étant donné que je connais le monde dans lequel nous vivons et la mesquinerie qui y sévit parfois que l’on pourrait retourner ces éléments contre moi je me suis donc mis en recherche d’un nouveau concept.   Puis les événements se sont succédés : départ de Pauline Marois, controverse du Mont Orford, budget fédéral, manifs des CPE en France, élections en Italie, sortie du Da Vinci Code, fin de l’émission Indicatif Présent, rapport Moisan et j’en passe. Tous des sujets que j’ajoutais à mon « to do list » qui s’allongeait sans cesse. La procrastination a donc fait le reste.  Mais bon, cette fois, l’actualité particulièrement fertile de cet été, je parle notamment de la crise au Liban, me force à ressortir de ma tanière et à reprendre le clavier. Je me dis donc : « D’la marde pour le concept, y’est bon, pis ça me tente pas de le changer ! »   J’espère donc que vous serez au rendez-vous, amis lecteurs. Ce fut le cas la première fois, à ma grande surprise. Maintenant, je fais une diffusion plus large de l’adresse de mon blogue, que je n’avais transmise qu’à des adresses familières, laissant le bouche à oreille faire le reste.  Je vous remercie donc d’être fidèles au poste et je nous souhaite de bons échanges !  P.S. J’ai publié un nouveau post, qui suit dans la page, sur le décès du Frère Untel. Je vous invite à aller le lire, si le sujet vous intéresse.
 
Posted by V at 14:11:29 | Permanent Link | Comments (1) |

Le Métabetchouanais le plus illustre

Je prends quelques minutes pour rendre hommage à Jean-Paul Desbiens, alias le Frère Untel, qui, en plus d’être un homme admirable, vient du même village que moi. En effet, nous sommes tous deux originaires de Métabetchouan, qui s’appelait alors St-Jérôme.

 

Je passerai sur l’audace du pamphlet (toujours pertinent) qu’il avait publié alors qu’il enseignait au Lac-St-Jean. Je ne reviendra pas non plus sur l’indépendance d’esprit de ce religieux qui se fit l’un des plus fervents promoteurs de la laïcisation des institutions publiques. J’ai plutôt une anecdote bien personnelle à raconter à son sujet.

 

Lorsque j’habitais encore Métabetchouan, je devais avoir 17 ou 18 ans, notre municipalité a fusionné avec le village voisin, lequel portait le nom de Lac-à-la-Croix. Ceci donna naissance à une ville de 5000 habitants répondant à l’appellation ridicule de Métabetchouan – Lac-à-la-Croix, qui devait être temporaire.

 

Un jour, nos très clairvoyants édiles municipaux, se dirent que ce pourrait être une bonne idée de confier à une boîte de comm le mandat de décider comment l'on pourrait baptiser notre ville. Nos grands penseurs firent diligence et proposèrent l’appellation suivante : Lac-St-Jean-Sud. Précisons que notre ville ne se trouve pas à la pointe sud du lac, ni même qu’elle n’est la plus méridionale de la région. Nos élus annoncèrent du même coup que puisqu’il était impossible de faire l’unanimité autour d’un nom, ils sauraient prendre leur responsabilité et officialiseraient le changement lors de la première séance du conseil municipal.

 

La résistance s’organisa. Vieux et jeunes, bleus et rouges, de la ville et des champs, gens de Métabetchouan comme de Lac-à-la-Croix, le conseil avait réussi à faire ce que personne n’avait fait avant eux : faire l’unanimité dans le village. Pour ma part, je fut chargé de compiler les courriels de natifs de Métabetchouan souhaitant s’opposer à l’affaire, répondant à notre invitation lancée dans les journaux nationaux. Pierre Bourgault consacra même une chronique dans le Journal de Montréal pour se moquer de ces gens de villages aux noms pittoresques et remplis de sens (Métabetchouan signifie « Point de rencontre » en Montagnais et Lac-à-la-Croix fait référence à la forme d’un lac qui s’y trouve) qu’ils voulaient remplacer par un nom de technocrates. Pourtant, la volonté du maire et de ses conseillers d’aller de l’avant ne faiblissait pas. C’est alors que sonna un coup de tonnerre.

 

Jean-Paul Desbiens, le Frère Untel en personne, plus illustre des Métabetchouanais, sorti de sa retraite et parut en pleine première page du Quotidien de Chicoutimi avec le titre suivant : « C’est fou comme la marde ! ». C’était ses impressions face à l’idée de rebaptiser notre ville Lac-St-Jean-Sud. Bien sûr, on ne manqua pas de souligner que pour quelqu’un qui s’était fait un nom au moyen d’un plaidoyer pour la qualité du français, sa phrase était d’un goût douteux.

 

Pourtant c’est ce qui fit finalement reculer le conseil municipal. Et ce qui explique que mon village porte encore le nom de Métabetchouan – Lac-à-la-Croix.

 

Je n’ai jamais rencontré Jean-Paul Desbiens, mais je suis content d’avoir déjà mené un combat en compagnie (d’une certaine façon) de cet homme.

 
Posted by V at 14:09:40 | Permanent Link | Comments (1) |