Lundi, Décembre 18, 2006

Une pièce d'anthologie

Je n'apprécie généralement pas particulièrement l'émission "Et Dieu créa Laflaque", mais l'épisode d'hier (dimanche 17 décembre) mérite de devenir un classique de l'humour politique québécois.

Le scénario : 24 ans Chrono - Gérard est transporté 24 ans dans l'avenir, dans un Canada apocalyptique, devenu un Empire dirigé par Stephen Harper suite à une guerre civile découlant du référendum de 2007, gagné par le camp du oui à 50.00001%. L'épuisement des réserves de pétrole et d'eau lui a permis de devenir plus puissant que les États-Unis, dont le président George Clooney s'oppose à l'annexion au Canada. Le maréchal Dumont dirige le Québec, Jeff Fillion est ministre de la culture et Guy A. Lepage est président de Radio... pardon, Télé-Canada.

Guy Bertrand, dans un nouveau retournement de chemise, est maintenant chef des Armée du Canada et conseille Harper 1er à partir du palais impérial à Banff. Il conçoit un plan machiavélique. Laflaque est alors emprisonné à GuanCanado, dirigé par Don Cherry, en compagnie de Gilles Duceppe. André Boisclair fait son entrée, le visage émacié, le crâne rasé en disant : "Et-j'invite... toutes-les-Québecoises... et-tous-les-Québécois... à-sauter... fraternellement... dans-le-fantastique-train-de-l'unité... et-ce... loyalement... derrière-le-faaaaantastique-Harper.  Gérard : Quessé qui dit là ? Duceppe : Ils essaient de nous laver le cerveau, ils lui ont mis des choses dans la tête. Gérard : Ça dû y faire drôle...

Mais le meilleur gag, c'est Charest, pastichant "V for Vendetta" (avec un masque qui ne cache pas ses cheveux frisés) qui incite Laflaque à se joindre à la résistance. Pendant ce temps, au Palais Impérial, Guy Bertrand dit à Harper : Mon plan va bientôt se réaliser : j'ai placé un émetteur sur Laflaque, nous pourrons afin savoir où se trouve la cachette de Jean Charest ! Une image apparaît sur l'écran. Harper : Le Mont Orford !!? J'aurais dû m'en douter !!!

Vraiment excellent... j'espère le revoir.

 

Posted by V at 15:54:33 | Permanent Link | Comments (1) |

Jeudi, Décembre 14, 2006

L'étalon

En sport équestre, l’étalon, c’est le champion, le meilleur, la référence.

 

En économie, c’est la valeur de référence. On la regarde évoluer, baisser, monter et ça nous donne un indice de l’évolution de l’économie. Le prix de l'or par exemple.

 

En politique, c’est le politicien à suivre. Mais pas nécessairement le mieux positionné.

 

Je m’explique.

 

À mon avis, l’étalon pour les prochains mois, c’est Bernard Lord.

 

On le connaît, on l’aime bien. Il parle bien français, il est né au Québec. Décentralisateur sans être trop à droite, c’est le dernier des « progressistes-conservateurs ». Saura-t-il faire renaître la parti de Diefenbaker ?

 

Il ne faut pas s‘y méprendre : vaut mieux être premier dans le plus petit village de Gaule que deuxième à Rome. Si  Lord, face à sa courte défaite, alors que son caucus le supplie de rester, choisir de ne pas challenger pour la reconquête de son village, c’est qu’il souhaite toujours être le premier. À Rome cette fois.

 

(Au passage, les conservateurs du Nouveau-Brunswick remplaceront leur chef sur un simple vote du caucus des député. Ce fait nous démontre encore une fois à quel point au Canada, outre le Québec, l’Ontario, la Colombie-Britannique et l’Alberta, une province c’est essentiellement une grosse municipalité.)

 

Lord spécule. Ces chances de redevenir PM (ho, pardon ! "Premier" !)  du Nouveau-Brunswick à moyen terme sont bonnes. Mais devant les hésitations de Stephen Harper et les chances de réélection de libéraux, sa capacité de devenir un joueur majeur dans le règlement du déséquilibre fiscal est nulle.

 

Lord spécule donc. Il spécule sur l’échec d’Harper, la défaite des conservateurs, une course au leadership au PC et sa capacité à faire (enfin!) entrer les Maritimes dans leur giron, au niveau fédéral.

 

Une indication de plus pour les book makers donc.

 À suivre…
Posted by V at 00:05:34 | Permanent Link | Comments (0) |

Lundi, Décembre 04, 2006

Les geeks au pouvoir (2ème partie)

Encore quelques réflexions en vrac sur les résultats de la course au leadership libéral...

- Message à Jean Charest : être PM provincial et PM fédéral dans la même vie, c'est impossible.

- Mettez pas le champagne au frais tout de suite : heille, les souverainistes sur le party ! Rappellez vous que si on avait dit à un péquiste en 95 que Jean Chrétien aurait plus de votes que le Bloc au Québec que le Bloc en 2000, il se serait pisser dessus. Rappellez vous aussi que Paul Martin était supposé faire trois mandats majoritaires. Alors avant de ramasser vos sous pour vos bons d'obligation de la République du Québec à cause de l'élection de Stéphane Dion, dites vous que ce serait pas la première fois que l'homme nous surprendrait. Je dis pas ça à cause du sondage de ce matin. Allez juste voir ici ces photos de lui ici et dites vous que ce tronche là est devenu chef du "natural party of government" pour vous en convaincre : http://www.cyberpresse.ca/article/20061203/CPBLOGUES08/61203030&blogdate=20061203&cacheid=20061203

- Trop drôle : Aucun pertinence, mais en allant checker le cv de Stephen Harper, je suis tombé là-dessus : http://www.pm.gc.ca/fra/feature.asp?pageId=73 Pouahahahahah !

 - La réaction des libéraux du Québec : quand même comique la réaction des libéraux du Québec. Tsé, ils ont ben beau se repentir, maintenant qu'ils ont vu jusqu'où ils pouvaient descendre, mais tant qu'ils ont été au pouvoir à Ottawa, la ligne dure avec le Québec, ça faisait bien leur affaire. Liza Frulla a été une des premières à dire qu'il fallait que le PLC fasse preuve d'ouverture. Pourtant, quand Paul Martin a nommé cette ancienne MAN comme ministre du développement social, un nouveau ministère fait exprès pour s'occuper des compétences provinciales, elle en était très contente. Trop drôle aussi de voir Denis Coderre décontenancé, lui qui avait dit que ce n'était pas le tour d'un Québécois (parce que le prochain Québécois, c'est moi, avait-il envie d'ajouter). Non mais, vous l'avez vu vendredi soir live à R-C, installé le macaron à un partisan de Volpe qui se ralliait à Ignatieff ? "Bienvenu dans l'équipe, mon vieux !" avec la tape sur l'épaule et tout. Gros colon... dans une autre vie, j'hésite à dire s'il fût organisateur unioniste ou homme de main d'Al Capone.

 - Bob Rae a montré ses fesses pour rien.

- L'épouse de Stéphane Dion : Je me disais bien que j'avais déjà vu cette femme, qui se tenait à la droite de Stéphane Dion pendant l'attente des résultats. Janine Krieber est une spécialiste des questions de sécurité qui enseigne à au Collège militaire de St-Jean. Elle intervient souvent sur les questions militaires. Première observation : ça fait quand même un couple avec beaucoup d'envergure intelectuelle. Prédiction : leur fille devrait finir son secondaire. Deuxième observation : La position de Dion sur l'Afghanistan est plutôt critique, envisageant même un retrait, tandis que sa conjointe semble davantage va-t'en-guerre. http://www.telequebec.qc.ca/ilvayavoirdusport/html_e01/entrevue_arch/05_06/archives_17_03_06.html#debats Je serais curieux de les entendre discuter de ça tous les deux ! Troisième commentaire : tout un contraste avec Aline Chrétien, Sheila Martin et Laureen Harper !

- Guy Laforest avait raison : l'ancien président de l'ADQ, que j'ai pris comme prof cette session, n'a pas la réputation d'être un fin stratège. Reste que lundi dernier, en cours, il nous avait annoncé le résultat que l'on connaît, avec exactement le déroulement qui s'est déroulé. J'ai un cours avec lui tantôt. Il sera pas peu fier !

- Aux souverainistes : Bien joué hier de ne pas sortir l'artillerie lourde, à l'image de ce que les Libéraux à Québec comme à Ottawa avait fait au lendemain de l'élection de Boisclair. Ils avaient l'air pathétiques et paniqués. (On se rappellera Pierre Petigrew, qualifiant les leaders péquistes de loosers) Par contre, il ne faudra pas hésiter en campagne électorale à être très durs avec lui. Il faudra rappeller qu'il a été rémunéré par Option Canada pour son travail d'analyste en 95.

 

Posted by V at 07:45:04 | Permanent Link | Comments (2) |

Samedi, Décembre 02, 2006

Les geeks au pouvoir !

Voici, en vrac, différentes réflexions plus ou moins sérieuses, concernant la victoire de Stéphane Dion dans la course au leadership du PLC....

- Le prénom Stéphane : J'ai toujours trouvé que c'était un peu looser comme prénom (en tout respect pour les Stéphane). Un peu comme Sylvain. Bon sang de bon soir ! Les leaders des deux principales formations politiques fédérales s'appellent comme ça... À quand Stéphane Bédard à la tête du PQ ? Et Stéphane Laforest à la tête de l'ADQ ?

- La scolarité des chefs de parti : Les deux aspirants au poste de PM canadien sont détenteurs de doctorat et son reconnus comme auteur. Les trois aspirants au poste de PM québécois sont des politiciens de carrière, détenteur d'un bac ou à peine plus. Y a pas de doute, l'envergure intelectuelle est partie à Ottawa pour les prochaines années...

- C'est tu moi ou la mode est aux cheveux trop longs ? Il me semble que tous les candidats, en plus d'être libéraux, avaient comme point commun d'avoir à faire chez le coiffeur. Considération bêtement esthétique...

- Parlant d'esthétisme, le congrès libéral a été inégal. Le montage sur les anciens PM avant l'annonce des résultats étaient propice aux montées d'émotions. Point fort : le vidéo de présentation de Gérard Kennedy. Points faibles : la musique disco en attendant les résultats du quatrième tour et les thunder sticks pour l'ensemble de leur contribution à l'histoire des congrès politiques. En gros, je trouve quand même que les rouges ont généralement plus le sens de l'émotion que nous l'avons habituellement. C'est trop américain ? Si ça sert un message (évoquer l'héritage du parti, mettre certains caractères d'un candidat en valeur), je vois pas le problème. C'est certainement pas pire en tous cas que faire des sketchs à la télé...

- Les congrès au leadership : moins démocratiques, résultats très conjoncturels, propices aux jeux de coulisse. Mais quel spectacle ! Ça favorise les surprises et ça évite que les gens ne se rallient que bêtement au meneur dans les sondages, comme dans d'autres partis. Faudrait y penser.

- Gérard Kennedy : il a fait le meilleur discours vendredi. Il est beau bonhomme, a un parcours atypique et devient un gros joueurs de par son statut de kingmaker. Ceci dit, le candidat du renouveau a-t-il expliqué une seule maudite fois ce qu'il voulait dire par "nous ne devons pas seulement battre Stephen Harper, mais gagner et pour les bonnes raisons" ? Je veux bien, mais dans le concret, c'est quoi le changement dont le PLC avait besoin selon lui ? Peut-être à voir lors de la prochaine course.

- L'Ontario : comment ça se fait que cette province, la plus grosse au pays, qui constitue la base du parti libéral est pas capable de faire élire un des siens à sa tête ? Y a bien Paul Martin qui vient de là, mais c'est au Québec qu'il est devenue quelqu'un. (Non, John Turner compte pas !) Crime, les libéraux ontariens ont aucune fierté ? On a (presque) le goût d'en revenir à la thèse des rois nègres... Notons aussi que Stephen Harper est originaire de Toronto, mais c'est en Alberta qu'il a fait son beurre. Come on la grosse, prouve que t'es capable de produire des leaders.

- Le résultat souhaité par l'adversaire : il y a un an, les fédéralistes souhaitaient l'élection d'André Boisclair a la tête du PQ, spéculant sur son échec. Hier, les souverainistes n'osaient même pas rêver de voir Dion comme adversaire lors de la prochaine campagne référendaire. Aujourd'hui, on a tous le sourire aux lèvres. Espérons que l'avenir nous donnera autant raison qu'à eux...

Posted by V at 19:38:15 | Permanent Link | Comments (3) |

Pas fort, je sais...

Ben oui, ça fait deux fois que j'abandonne mon blogue pour plus de deux semaines.

C'est pas bon bon pour la fréquentation...

C'est quand j'ai commencé à travailler nuit. La mi-session approchait, je suis tombé dans le jus. Mon "task list" de texte à écrire s'allonge, je procrastine, ça commence à m'appraître trop long quand je m'y remettrai. Le monde me dit : "coudonc, ton blogue est tu mort ?" Ben non, je suis juste un gros paresseux. Pis y aussi que, en toute humilité, je n'ai pas assez d'estime pour mon cerveau, aussi sympathique soit-il, pour penser avoir de quoi de pertinnent à dire à tous les deux jours.

Je suis donc de retour, pour longtemps je l'espère, car aujourd'hui, il y a un sujet qui suscite plusieurs réflexions chez moi...

Au plaisir !

Posted by V at 19:37:03 | Permanent Link | Comments (0) |